Spike virale, spike vaccinale : ce que la science dit vraiment des différences
Quand on parle de « spike » dans le contexte du Covid long, les confusions sont nombreuses. La spike virale et la spike produite après vaccination partagent la même séquence de base, mais ce sont les contextes biologiques radicalement différents qui expliquent pourquoi leurs effets ne sont pas équivalents. Cet article démêle ce que la science a réellement montré, sans minimiser les zones d'ombre.
Ce que vous allez comprendre
La spike vaccinale (2P stabilisée) partage la séquence de la spike virale native, mais est produite sans virion, sans réplication, dans une fenêtre temporelle courte.
La spike vaccinale est détectée quelques jours à semaines dans le plasma et jusqu'à 8 semaines dans les centres germinatifs. La persistance virale documentée dans le Covid long atteint plusieurs mois à plus d'un an.
L'infection dissémine le virus dans de nombreux réservoirs (intestin, système nerveux, poumons). La vaccination LNP est principalement localisée au site d'injection et aux ganglions drainants.
Une infection symptomatique expose l'organisme à une charge antigénique et inflammatoire exponentiellement supérieure à une vaccination, avec réplication active du virus.
Vous avez le Covid long, vous vous posez des questions sur le rôle de la protéine spike dans vos symptômes, et vous souhaitez comprendre ce qui distingue réellement l'infection de la vaccination sur le plan biologique, sans polémique.
📖 Glossaire
- Spike / Protéine S (Spike protein) : glycoprotéine de surface du SARS-CoV-2 qui se lie au récepteur ACE2 pour permettre l'entrée cellulaire du virus
- Conformation préfusion / postfusion : états structuraux de la spike : préfusion = forme native avant liaison à ACE2 ; postfusion = forme repliée après fusion membranaire
- Stabilisation 2P (K986P/V987P) : double substitution proline introduite dans la spike des vaccins ARNm pour la bloquer en conformation préfusion
- Centres germinatifs (germinal centers) : structures ganglionnaires où se développe la réponse anticorps durable après vaccination ou infection
- LNP (Lipid Nanoparticle) : nanoparticule lipidique utilisée comme vecteur d'ARNm dans les vaccins Pfizer/Moderna
- ACE2 (Angiotensin-Converting Enzyme 2) : récepteur cellulaire de la spike ; exprimé dans les poumons, l'endothélium, l'intestin, le cerveau
- Antigénémie : présence détectable d'antigènes protéiques circulants dans le sang
- PASC (Post-Acute Sequelae of SARS-CoV-2) : terme clinique international pour le Covid long
Structure moléculaire : ce qui diffère vraiment
🟠 Synthèse éditoriale : données indirectes ou hétérogènesLa différence clé n'est pas seulement la séquence de la spike, mais sa forme stabilisée et son contexte d'exposition. La spike vaccinale est verrouillée dans une forme qui oriente la réponse immunitaire ; la spike virale bascule entre plusieurs états.
La protéine spike du SARS-CoV-2 est une homotrimère de 1 273 acides aminés, constituée de deux sous-unités fonctionnelles : S1, qui porte le domaine de liaison à ACE2 (RBD), et S2, qui médie la fusion membranaire. C'est la cible principale de la réponse neutralisante, et c'est donc elle que les vaccins ont cherché à reproduire[1].
Dès les premières semaines de la pandémie, les équipes de Jason McLellan à l'UT Austin ont identifié un problème structural majeur : dans sa conformation native, la spike bascule rapidement de l'état préfusion (immunogène) à l'état postfusion (beaucoup moins reconnu par les anticorps neutralisants). Pour les vaccins ARNm, ils ont introduit deux substitutions prolines en positions 986 et 987 — la modification dite « 2P » (K986P/V987P) — qui verrouille mécaniquement la spike en conformation préfusion[1].
- Bloquée en conformation préfusion (2P / 6P)
- Produite par les cellules hôtes (ARNm)
- Production auto-limitée (pas de réplication)
- Ancrée à la membrane cellulaire (sans clivage furine)
- Distribution localisée (site injection + ganglions)
- Durée de production : quelques jours à 2 semaines
Ces différences structurales ont une conséquence immunologique directe : la spike 2P stimule préférentiellement les anticorps qui reconnaissent le domaine RBD en conformation ouverte, exactement ce qui est nécessaire à la neutralisation. La spike virale native expose aussi d'autres épitopes de la conformation postfusion, qui induisent des anticorps moins efficacement neutralisants[1].
Les vaccins de deuxième génération (comme les versions bivalentes) utilisent la modification 6P (six substitutions prolines), encore plus stable. La séquence encodée correspond à la souche ancestrale Wuhan-Hu-1 pour les premières versions : les versions bivalentes intègrent Omicron BA.4/BA.5. La spike que votre corps a vue lors d'une infection Omicron récente diffère donc également de celle des vaccins originaux.
Durée et compartiments : où va la spike ?
🟡 Données observationnelles : Turner 2021, Röltgen 2022, Ogata 2022La durée d'exposition change l'interprétation biologique. Après vaccination, la spike est détectable de façon transitoire ; après infection, des fragments viraux peuvent persister dans certains réservoirs pendant des mois.
C'est sur la question de la durée et de la distribution que les différences entre infection et vaccination sont les plus marquées, et les plus mal comprises dans le débat public.
Après vaccination ARNm
Ogata et al. (2022) ont détecté de la protéine spike circulante dans le plasma chez des sujets vaccinés par ARNm, avec un pic vers J1–J2 et une décroissance rapide[4]. Dans les centres germinatifs des ganglions axillaires (ipsilatéraux au site d'injection), Turner et al. (2021) ont montré que des cellules B folliculaires retiennent des fragments de spike sur des cellules dendritiques folliculaires jusqu'à 8 semaines[3] : Röltgen et al. (2022) ont confirmé cette persistance jusqu'à 60 jours[2]. Cette persistance ganglionnaire est un mécanisme normal et souhaitable : c'est elle qui permet la maturation de l'affinité anticorps.
Yonker et al. (2023) ont par ailleurs détecté de l'ARNm vaccinal et de la protéine spike dans le sang d'enfants ayant développé un syndrome PIMS/MIS-C après vaccination, soulevant la question de la translocation de l'ARNm hors du site d'injection dans des sous-populations[9]. Ces données, sur une population sélectionnée (cas sévères), ne sont pas généralisables à l'ensemble des personnes vaccinées.
Après infection SARS-CoV-2
La situation est radicalement différente. Le virus se réplique activement dans les voies respiratoires, mais aussi dans l'intestin (jusqu'à 7 mois après l'infection dans certains cas), dans les ganglions mésentériques, les tissus nerveux, le cœur, les reins. Swank et al. (2023) ont détecté de la protéine spike circulante chez des patients avec Covid long jusqu'à 12 mois après l'infection initiale[5]. Patterson et al. (2021) ont identifié la sous-unité S1 de la spike dans les monocytes CD14+/CD16+ jusqu'à 15 mois post-infection chez des patients PASC[6].
La détection de spike dans des monocytes circulants, plusieurs mois après l'infection, suggère soit une persistance de virus dans des réservoirs avec libération périodique d'antigènes, soit une phagocytose de fragments viraux par des monocytes activés chroniquement. Ces deux scénarios ont des implications thérapeutiques différentes. La distinction n'est pas encore tranchée dans la littérature.
Charge antigénique et réponse immunitaire
🟡 Données observationnelles + immunologie : Swank 2023, Patterson 2021Dose, durée et réplication distinguent fortement infection et vaccination. Le virus se réplique activement ; la vaccination produit une quantité limitée de spike, sans réplication virale.
La charge antigénique — la quantité totale d'antigène à laquelle le système immunitaire est exposé — est sans commune mesure entre une infection et une vaccination. C'est peut-être l'élément le plus sous-estimé dans les discussions publiques sur la spike.
Lors d'une infection symptomatique, le virus se réplique activement dans les voies respiratoires pendant 5 à 14 jours, avec des charges virales qui peuvent atteindre 108 à 1010 copies/ml dans le tractus respiratoire supérieur. Chaque virion porte environ 25 à 40 trimères de spike à sa surface : soit potentiellement des milliards de spikes produites localement, auxquelles s'ajoutent les spikes solubles libérées par clivage furine[6].
La vaccination ARNm, en comparaison, délivre un nombre de copies d'ARNm qui encode la spike dans un contexte anatomiquement restreint. La production de protéine dure quelques jours, s'arrête avec la dégradation de l'ARNm, et n'est pas amplifiée par réplication.
La charge antigénique détermine en partie l'intensité de l'inflammation systémique. Une infection sévère active massivement les voies NF-κB, génère des cytokines pro-inflammatoires (IL-6, TNF-α, IL-1β) en grande quantité, et peut induire un état d'activation immunitaire chronique. Ces phénomènes ont été documentés à des niveaux beaucoup plus faibles après vaccination.
Röltgen et al. (2022) ont montré que la vaccination induit une réponse des centres germinatifs soutenue et de haute qualité : ce qui est précisément l'objectif[2]. Mais cette réponse reste qualitativement différente de celle observée après infection sévère, qui combine à la fois une réponse T et B intense et une activation innée prolongée qui peut dysréguler le système immunitaire sur le long terme.
Effets sur l'endothélium et le système nerveux
🟠 Données mécanistiques — extrapolation in vitro/in vivo — Lei 2021, Bozkurt 2021Les effets toxiques observés en laboratoire ne se transposent pas automatiquement à l'organisme entier. Ils dépendent de la dose, du contexte inflammatoire et de la biodistribution ; certaines données humaines restent manquantes.
La majorité des données sur les effets directs de la spike sur l'endothélium proviennent d'études in vitro ou de modèles animaux. L'extrapolation aux effets cliniques in vivo chez l'humain nécessite la prudence. Les données citées ici sont présentées comme hypothèses mécanistiques, pas comme effets établis.
La spike se lie au récepteur ACE2, qui est exprimé dans les cellules endothéliales vasculaires, les pneumocytes, les entérocytes, certains neurones et les astrocytes. Cette liaison peut, en théorie, interférer avec la signalisation locale de l'angiotensine et activer des voies pro-inflammatoires.
Lei et al. (2021) ont montré in vitro que la protéine spike seule (sans virion complet) peut induire des dommages mitochondriaux dans les cellules endothéliales via une signalisation ACE2 altérée, et réduire l'expression d'eNOS (oxyde nitrique synthase endothéliale)[7]. Ces effets ont été reproduits dans des modèles animaux, mais la dose de spike utilisée in vitro dépasse probablement ce qui est atteint en conditions vaccinales.
Sur le plan neurologique, Frank et al. ont décrit des mécanismes par lesquels la sous-unité S1 de la spike peut induire des réponses neuro-inflammatoires et microgliales dans des modèles précliniques : un mécanisme potentiellement impliqué dans le « brouillard cognitif » du Covid long[15]. La spike vaccinale, dans les conditions normales de distribution tissulaire post-vaccination, ne devrait pas atteindre le parenchyme cérébral en quantité significative, mais des données solides manquent.
Myocardite post-vaccinale : un signal rare mais réel
Le cas des myocardites post-vaccination ARNm mérite d'être mentionné séparément. Bozkurt et al. (2021) et Krauson et al. (2023) ont documenté une incidence de myocardite, principalement chez les hommes jeunes après la 2e dose de vaccin ARNm, généralement bénigne et résolutive[10][11]. Le mécanisme exact reste discuté (réaction immunitaire à la spike, réponse aux LNP, ou inflammation myocardique non spécifique). Ce signal est réel mais rare (1–5/100 000 doses chez les jeunes hommes), et le risque de myocardite associé à l'infection SARS-CoV-2 elle-même est significativement plus élevé.
Palpitations, douleurs thoraciques, essoufflement inhabituel : ces ressentis méritent d'être tracés dans le temps pour donner du contexte à votre médecin lors d'une consultation.
Commencer le suiviCe que ça change pour comprendre le Covid long
🟡 Hypothèses étayées : Swank 2023, revue systématique ARN viral 2024, Gaebler 2021La persistance antigénique virale est une hypothèse sérieuse du Covid long, mais elle ne se transpose pas automatiquement à la vaccination seule. Des fragments de spike virale peuvent persister dans certains réservoirs et entretenir une inflammation de bas grade.
La persistance de fragments de spike virale — ou d'ARN viral intact — dans des réservoirs anatomiques est aujourd'hui l'une des hypothèses mécanistiques les plus sérieuses pour expliquer le Covid long. Elle n'est pas la seule, mais elle est soutenue par plusieurs lignes de preuves convergentes.
Gaebler et al. (2021) ont détecté du matériel viral SARS-CoV-2 dans des biopsies intestinales plusieurs mois après l'infection chez certains participants[14]. Swank et al. (2023) ont montré que les patients avec Covid long avaient des taux plasmatiques de spike significativement plus élevés que les patients guéris, suggérant une source persistante[5]. Une revue systématique de 2024 documente également la présence d'ARN viral chez certains survivants avec symptômes post-Covid[8]. Mais un résultat spike positif ne suffit pas à prouver une persistance active : le type de test, le compartiment analysé et le contexte clinique changent l'interprétation.
Réservoirs viraux actifs : virus résiduel dans l'intestin, les ganglions, ou le SNC qui produit périodiquement des antigènes sans réplication franche détectable par PCR nasopharyngée.
Activation immunitaire chronique : les monocytes CD16+ activés par la spike S1 (Patterson 2021) maintiennent une inflammation de bas grade qui explique la fatigue, les douleurs, le brouillard cognitif.
Dysautonomie induite : des anticorps auto-immuns dirigés contre des récepteurs adrénergiques (β2, α1) ou muscariniques ont été identifiés dans certains sous-groupes de Covid long : possiblement induits par le mimétisme moléculaire avec la spike.
La spike vaccinale ne génère pas de réservoirs persistants de cette nature dans les conditions normales. La production est auto-limitée, sans réplication, et la présence de spike dans les monocytes ou les réservoirs tissulaires n'a pas été documentée aux mêmes niveaux et durées que dans le Covid long. Les données immunologiques comparatives disponibles distinguent surtout l'infection, capable d'entretenir des signatures post-infectieuses et des réservoirs, de la vaccination, qui produit une exposition antigénique transitoire sans réplication virale[16].
Si vous avez le Covid long, l'hypothèse de persistance antigénique virale est une piste biologique crédible à explorer avec votre médecin. Des études cliniques évaluent actuellement des antiviraux (Paxlovid) dans ce contexte (NIH RECOVER). Elle ne s'applique pas, en l'état des données, aux personnes ayant seulement été vaccinées sans infection.
Ce que la science ne sait pas encore
⬜ Zones d'incertitude : état au 25 avril 2026La rigueur intellectuelle impose de nommer les incertitudes. Plusieurs questions restent ouvertes en 2026 :
1. Distribution exacte des LNP : les travaux de développement des vaccins ARNm montrent que les nanoparticules lipidiques ne relèvent pas d'une distribution strictement locale et que leur biodistribution dépend de la formulation, de la dose et de la voie d'administration[12]. L'extrapolation aux humains avec les doses cliniques des vaccins ARNm reste à confirmer par des études biodistribution directes chez l'humain.
2. Variabilité individuelle : la durée de production de spike après vaccination varie probablement selon les individus, leur métabolisme de l'ARNm, leur réponse innée et d'éventuels facteurs génétiques. Certaines personnes pourraient avoir une persistance plus longue : des données robustes sur cette variance manquent.
3. Impact des infections répétées : dans un contexte d'infections successives (Omicron, variants suivants), la charge antigénique totale reçue est difficile à quantifier. La distinction « spike vaccinale vs virale » devient plus complexe lorsque l'historique comprend plusieurs infections et vaccinations.
4. Effets à très long terme de la spike vaccinale : les données de suivi publiées atteignent au maximum 3 ans pour les vaccins ARNm. Des effets à 5 ou 10 ans ne peuvent pas être affirmés ni réfutés à ce stade.
Fait établi : la spike vaccinale et la spike virale diffèrent par leur conformation (2P vs native), leur mode de production, leur durée de présence et leur distribution anatomique. La charge antigénique d'une infection est sans commune mesure avec celle d'une vaccination.
Hypothèse étayée : la persistance de spike virale dans des réservoirs est un mécanisme plausible du Covid long, soutenu par des données observationnelles convergentes. La spike vaccinale ne génère pas de persistance équivalente dans les conditions normales.
Incertain : la variabilité individuelle de la réponse à la spike vaccinale, la distribution exacte des LNP chez l'humain, et les effets à très long terme des deux types d'exposition.
Non démontré : l'équivalence des effets cliniques entre spike virale et spike vaccinale chez les personnes vaccinées sans infection. Les données disponibles vont dans le sens inverse.
Ce qu'il faut retenir
La spike virale et la spike vaccinale doivent être comparées avec quatre variables : forme, dose, durée et contexte inflammatoire. Une infection expose à une charge virale réplicative et à une inflammation systémique que la vaccination ne reproduit pas. Comprendre cette distinction ne minimise pas les effets indésirables rares des vaccins : elle permet de lire les données avec la précision qu'elles méritent.
À retenir en pratique
Si vous cherchez à comprendre des symptômes apparus après infection, vaccination ou les deux, commencez par la chronologie précise plutôt que par une conclusion causale immédiate : date de l'infection confirmée ou probable, date des injections, délai d'apparition, symptômes dominants, facteurs d'aggravation et évolution sur plusieurs semaines.
La distinction utile n'est pas "spike = spike". Elle demande de séparer dose, durée d'exposition, réplication virale, inflammation systémique et terrain individuel. Un événement indésirable rare peut exister sans rendre biologiquement équivalentes l'infection et la vaccination.
En pratique, tout symptôme sévère, neurologique, cardiorespiratoire, thrombotique ou rapidement progressif doit être évalué médicalement. L'article sert à clarifier les mécanismes, pas à attribuer automatiquement une cause ni à orienter seul une décision vaccinale.
Questions fréquentes
La spike vaccinale est-elle identique à la spike virale ?
La séquence de base est quasi-identique (sous réserve de la souche encodée), mais les vaccins ARNm introduisent une ou deux substitutions prolines (2P ou 6P) qui bloquent la spike en conformation préfusion : une modification délibérée pour améliorer l'immunogénicité. La spike virale est intégrée dans un virion complet, produite en continu pendant la réplication, et peut circuler sous forme soluble après clivage par la furine cellulaire.
La spike vaccinale peut-elle persister longtemps dans l'organisme ?
Des études ont détecté la spike dans les centres germinatifs ganglionnaires jusqu'à 8 semaines après vaccination (Turner 2021, Röltgen 2022), et des traces d'antigène dans le plasma pendant quelques jours à semaines. Ces durées sont très courtes comparées à la persistance virale documentée dans le Covid long (mois à années dans certains réservoirs). La présence dans les centres germinatifs est un mécanisme normal et souhaitable de maturation de la réponse anticorps.
Est-ce que les deux spikes provoquent les mêmes effets sur l'endothélium ?
In vitro et dans des modèles animaux, la spike peut interagir avec l'ACE2 endothéliale et activer des signaux pro-inflammatoires. Mais la dose, la durée d'exposition et le contexte inflammatoire global diffèrent radicalement entre infection et vaccination. Aucune étude clinique robuste n'a démontré des lésions endothéliales équivalentes pour les deux expositions chez l'humain dans les conditions réelles.
La spike est-elle la seule cause du Covid long ?
Non. La persistance de spike ou d'ARN viral est l'une des hypothèses mécanistiques du Covid long, pas la seule. D'autres mécanismes coexistent probablement : réactivation de virus latents (EBV, HHV-6), autoimmunité, dysautonomie, microbiome altéré, dysfonction mitochondriale. Le Covid long est vraisemblablement un syndrome hétérogène avec plusieurs sous-types physiopathologiques.
Ces informations doivent-elles influencer ma décision vaccinale ?
Cet article est éducatif et ne se substitue pas à un avis médical individualisé. La décision vaccinale dépend de votre profil de santé, de votre âge, de vos comorbidités et de l'épidémiologie locale. Ce que cet article montre, c'est que l'exposition biologique à la spike est fondamentalement différente entre infection et vaccination : cette information est pertinente pour un dialogue éclairé avec votre médecin.
Documenter vos ressentis aide à préparer la consultation, pas à conclure seul sur une cause. Suivez l'évolution de vos symptômes dans le temps avant votre prochain rendez-vous médical.
Essayer myBoussole gratuitementSources scientifiques
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