Une cellule a-t-elle un budget ?
Pourquoi peut-on disposer d'apports nutritionnels tout à fait suffisants et pourtant ne pas pouvoir augmenter indéfiniment une fonction de l'organisme : plus d'énergie, plus de récupération, plus de tolérance à l'effort ? Une partie de la réponse se joue à l'échelle la plus élémentaire du vivant : la cellule. Chaque cellule doit sans cesse répartir une quantité limitée d'ATP, de NADPH et de cofacteurs entre l'entretien, la réparation, la synthèse et la défense, et cette répartition dépend autant de la machinerie qui utilise ces ressources que des ressources elles-mêmes.
Chaque cellule répartit en permanence ATP, NADPH et cofacteurs entre synthèse, transport, défense et entretien.
Les priorités émergent de boucles de régulation locales, mais des ressources disponibles ne suffisent pas : il faut aussi la machinerie (enzymes, transporteurs) pour les utiliser.
Certaines variables sont défendues en continu, d'autres changent temporairement de consigne, d'autres encore n'ont pas de valeur de référence à maintenir.
Ce qui est démontré à l'échelle d'une cellule isolée ne se transpose pas automatiquement à un organisme entier : la suite de la série garde cette distinction en tête.
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