Un substrat peut devenir limitant sans carence
Un dosage plasmatique normal ne permet pas de savoir si la glycine est disponible en quantité suffisante dans chaque tissu et pour chaque voie métabolique. Cet article explore pourquoi une même molécule intervient dans la peau, l'intestin et le cerveau sans jamais suffire partout à la fois, et pourquoi ce n'est pas la même chose qu'une carence.
« Fonctionnellement limitant » et « conditionnellement essentiel » décrivent deux problèmes différents : la disponibilité locale, pas l'apport global.
La glycine et la sérine alimentent en même temps le collagène, le glutathion, la créatine, les purines et la neurotransmission.
La barrière intestinale dépasse les jonctions serrées : mucus, épithélium, matrice extracellulaire, immunité et microbiote y participent tous.
Un substrat ne manque pas seulement par carence : une voie qui accélère peut en consommer plus vite qu'il n'est renouvelé.
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