Covid long : infections passées, quel risque ?
Et si les réactivations infectieuses n'étaient pas toujours le point de départ ? Face à un Covid long, lorsque l'histoire médicale fait apparaître une mononucléose ancienne, des poussées d'herpès, une maladie de Lyme traitée, des mycoses répétées ou plusieurs sérologies positives, la tentation est de chercher le « bon » pathogène : celui qui expliquerait enfin l'ensemble des symptômes. Mais une autre question mérite d'être posée : pourquoi le système immunitaire ne parvient-il plus à maintenir sous contrôle certains agents persistants ou latents qui restent silencieux chez la plupart des personnes ? La question devient alors double : existe-t-il aujourd'hui une infection réellement active ou une réactivation documentée ? Et, si oui, représente-t-elle la cause du problème, un facteur qui l'amplifie ou seulement le témoin d'une dysrégulation plus large ? On ne sait pas additionner EBV, herpès, Lyme, Candida ou parasites pour calculer un risque individuel de Covid long. En revanche, le SARS-CoV-2 peut perturber certains mécanismes de contrôle immunitaire. Cet article examine ce que les études permettent réellement d'en conclure, sans ignorer les infections actives ni transformer chaque trace du passé en cause certaine.