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Anti-H1 et anti-H2 : différences et associations

Deux modèles moléculaires colorés sur un bureau, illustration symbolique des différences entre anti-H1 et anti-H2

L'article en 1 minute

Lecture audio générée par une voix de synthèse.

Les anti-H1 et anti-H2 bloquent deux récepteurs différents de l'histamine. Les premiers sont surtout utilisés contre certains symptômes allergiques ; les seconds, selon la spécialité, contre certaines maladies liées à l'acidité de l'estomac.

La cétirizine et la famotidine ne sont donc pas deux versions du même médicament. Le kétotifène est aussi un anti-H1 ; le cromoglicate et le montélukast agissent autrement.

La question utile pour votre médecin est le symptôme précis visé, puis le bénéfice attendu et les effets à surveiller. Associer un anti-H1 et un anti-H2 est envisageable dans certains contextes, mais ne garantit pas un effet supplémentaire.

Ces mécanismes ne prouvent pas une efficacité contre le SAMA, le Covid long, la dysautonomie, la fibromyalgie ou l'encéphalomyélite myalgique. Les preuves par maladie restent inégales.

À retenir : Si vous manquez d'énergie, gardez trois repères : anti-H1 et anti-H2 n'ont pas la même cible ; les médicaments anti-H1 de deuxième génération n'excluent pas la somnolence ; notez vos symptômes et vos autres traitements avant la consultation.

Glossaire rapide
  • Anti-H1 : médicament qui bloque l'action de l'histamine sur le récepteur H1 ; H1 antihistamine en anglais
  • Anti-H2 : médicament qui bloque le récepteur H2 ; H2 receptor antagonist en anglais
  • IPP : inhibiteur de la pompe à protons, qui agit sur une étape finale de la sécrétion acide de l'estomac

IntroductionDes palpitations debout, des douleurs diffuses, une fatigue après effort et des démangeaisons peuvent coexister sans avoir une cause unique. Quand plusieurs médicaments sont évoqués, leurs noms ne disent pas quel symptôme chacun doit cibler. Ce guide vous aide à distinguer les familles et à préparer une discussion précise avec le médecin qui vous suit.

À quoi servent les anti-H1 et les anti-H2 ?

Mécanismes et indications documentés

Le numéro du récepteur indique l'étape visée, pas la gravité de la maladie.

L'histamine est un messager libéré notamment par les mastocytes. Un anti-H1 empêche son action sur les récepteurs H1 : les formes orales de cétirizine sont, par exemple, indiquées pour des symptômes de rhinite allergique et d'urticaire chronique. Un anti-H2 comme la famotidine bloque une autre cible : ses indications françaises concernent surtout certaines maladies liées à l'acidité gastrique. Dire « antihistaminique » sans préciser anti-H1 ou anti-H2 masque donc deux usages différents [1] [2].

Le dessin ci-dessous présente deux exemples séparés. À gauche, un allergène peut déclencher une réaction IgE et libérer de l'histamine. À droite, la gastrine peut stimuler une cellule ECL de l'estomac, qui libère de l'histamine vers le récepteur H2 d'une cellule pariétale. D'autres déclencheurs mastocytaires existent et les récepteurs H2 ne sont pas limités à l'estomac. Le schéma explique une cible, sans prédire l'effet d'un médicament sur vos symptômes [2] [3].

Exemple allergique et blocage H1 Un allergène active un mastocyte sensibilisé par IgE, qui libère de l'histamine. L'anti-H1 bloque le récepteur H1 situé en aval. A · Exemple allergique Allergène + IgE Mastocyte Histamine H1 anti-H1 : bloque H1 Exemple gastrique et différences anti-H2 et IPP La gastrine stimule la cellule ECL qui libère de l'histamine. L'histamine agit sur H2 de la cellule pariétale, puis la pompe à protons produit l'acide. La famotidine bloque H2; l'oméprazole bloque la pompe plus loin. B · Zoom sur l'estomac Gastrine ECL Histamine H2 Famotidine Pompe → acide Oméprazole (IPP)
Deux circuits simplifiés et non exhaustifs. A prend l'exemple d'une allergie (réaction IgE) : d'autres déclencheurs peuvent aussi activer les mastocytes. B détaille ce qui se passe dans l'estomac pour fabriquer l'acide : le récepteur H2 existe aussi dans d'autres tissus. La cible pharmacologique ne démontre pas une efficacité dans le SAMA ou le Covid long.

Le schéma en mots : dans l'exemple allergique, allergène puis mastocyte puis histamine puis récepteur H1 ; l'anti-H1 agit au dernier maillon. Dans l'estomac, gastrine puis cellule ECL puis histamine puis H2 puis pompe à protons puis acide ; la famotidine agit sur H2, l'oméprazole sur la pompe.

Anti-H2 et IPP : pourquoi la différence dépasse l'acidité

La famotidine bloque H2, un récepteur de l'histamine présent aussi dans des tissus vasculaires et sur des cellules immunitaires. L'oméprazole bloque la pompe à protons de la cellule gastrique, pas H2. Un IPP n'est donc pas un antihistaminique ; il peut néanmoins avoir des effets indésirables ou des interactions hors de l'estomac [2] [4] [15].

Pourquoi un anti-H2 est-il parfois discuté dans le SAMA ? Un groupe d'experts le propose pour certains symptômes digestifs et envisage, avec un anti-H1, un effet sur des manifestations vasculaires. Cette pratique, hors des indications françaises de la famotidine, repose surtout sur des avis d'experts et des séries de cas. Le résumé des caractéristiques du produit (RCP, la notice officielle d'un médicament destinée aux professionnels de santé) français de la famotidine ne rapporte pas d'effet pharmacologique observé sur les systèmes immunitaire ou cardiovasculaire. La présence de H2 hors de l'estomac ne prouve donc ni que la famotidine traite une dysautonomie, ni qu'elle doit remplacer un IPP lorsqu'il est indiqué [2] [3].

À demander au médecin si vous prenez déjà un IPP : « Quel symptôme précis chercherions-nous à soulager avec un anti-H2, et comment jugerions-nous s'il m'aide ? »

Pour les curieux : comment la pompe reçoit-elle le signal ?

La gastrine stimule notamment les cellules ECL (entérochromaffines-like), qui libèrent de l'histamine. Celle-ci active H2 sur la cellule pariétale ; la pompe H+/K+-ATPase est l'une des étapes finales de la sécrétion acide. D'autres signaux, dont l'acétylcholine et la gastrine elle-même, participent aussi à la régulation : bloquer H2 n'équivaut donc pas à bloquer la pompe. Ce détail décrit ce qui se passe dans l'estomac et ne résume pas toute la biologie de l'histamine [2] [4].

Famotidine et oméprazole peuvent réduire l'acidité, mais ils n'interrompent pas la même étape.

Avant les questions

Ce quiz porte sur des informations générales. Il ne tient pas compte de votre situation et ne remplace ni l'avis d'un médecin ni celui d'un pharmacien. Pour tout traitement, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien. Sources vérifiées le 18/10/2026 ; un RCP peut changer.

Question facultative 1 sur 6

Après une prise de famotidine, l'effet sur l'acidité gastrique dure-t-il autant que sous oméprazole pris chaque jour ?

Voir la réponse et les durées observées

Le RCP de la famotidine décrit un début d'effet antisécrétoire en moins d'une heure. Une dose unique de 20 ou 40 mg réduit la sécrétion acide nocturne pendant au moins 10 heures ; chez certains sujets, l'effet de 20 mg ne dure que 6 à 8 heures. L'oméprazole pris une fois par jour réduit la sécrétion acide sur 24 heures, avec un effet maximal après environ quatre jours. Ces durées concernent l'acidité gastrique : elles ne prédisent pas un bénéfice sur des symptômes attribués au SAMA [2] [4].

Pourquoi tous les anti-H1 ne se ressemblent-ils pas ?

Différences d'effets documentées

« Deuxième génération » veut dire moins sédatif en moyenne, pas absence garantie de somnolence.

Les anti-H1 de première génération, tels que l'hydroxyzine, pénètrent davantage dans le système nerveux central et exposent plus à la sédation et à certains effets anticholinergiques. Ceux de deuxième génération, tels que la cétirizine ou la loratadine, sont en moyenne moins sédatifs, mais la vigilance peut aussi être altérée avec certains d'entre eux. Le médicament, la dose, les autres prises et la sensibilité individuelle comptent [1] [5].

1re génération

Exemple : hydroxyzine.

À retenir : sédation et vigilance, bouche sèche ou autres effets anticholinergiques selon la molécule ; certaines ont aussi des précautions cardiaques.

Question : « Quel effet sur mes journées, ma conduite et mes autres médicaments ? »

2e génération

Exemples : cétirizine, loratadine.

À retenir : moins de sédation en moyenne ; somnolence encore possible. Certaines spécialités nécessitent une adaptation si la fonction rénale baisse.

Question : « Quel produit convient à mon symptôme et à mon état de vigilance ? »

Cétirizine et lévocétirizine ont des noms proches pour une raison : la seconde correspond à l'énantiomère actif de la première. Les prendre comme s'il s'agissait de cibles distinctes serait une erreur ; cela ne prouve aucune supériorité générale de l'une sur l'autre [6].

Pour les curieux : que signifie « énantiomère » ?

La cétirizine est un mélange de deux formes en miroir ; la lévocétirizine est l'une de ces formes. Les deux visent H1. Leurs doses ne se comparent pas en lisant seulement le nombre de milligrammes sur la boîte.

Un anti-H1 sédatif ne traite pas, du seul fait qu'il endort, la douleur diffuse, le brouillard cognitif ou le malaise post-effort. Si la fatigue est déjà invalidante, décrivez au prescripteur l'effet sur les activités du lendemain [5].

Ce que le suivi rend visible

Noter la date d'introduction d'un médicament, le symptôme visé et ce qui change dans vos journées aide à préparer une description précise pour la consultation, sans attribuer automatiquement chaque variation au produit.

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Moins sédatif en moyenne ne signifie pas compatible avec toute journée ni avec tout autre traitement.
Question facultative 2 sur 6

En dehors des démangeaisons, quelle autre indication autorisée l'hydroxyzine possède-t-elle chez l'adulte ?

Voir les indications et la réponse

L'anxiété figure bien parmi les indications. Le RCP d'HYDROXYZINE ARROW 25 mg cite les manifestations mineures de l'anxiété chez l'adulte, la prémédication avant une anesthésie générale et le traitement symptomatique du prurit. Les indications varient selon la spécialité. Une prescription pour l'anxiété ne signifie pas qu'une maladie liée à l'histamine a été diagnostiquée [16].

Kétotifène, cromoglicate et montélukast : quelles différences retenir ?

Classes et RCP français vérifiés

Ces trois noms ne désignent pas trois antihistaminiques interchangeables.

Kétotifène oral : c'est bien un anti-H1, avec d'autres propriétés étudiées sur la libération de médiateurs. En France, la gélule Zaditen 1 mg, dont l'autorisation a été abrogée le 11 avril 2025, était indiquée pour la rhinoconjonctivite allergique ; cela ne valait pas autorisation pour le Covid long ou le SAMA. Son RCP signalait notamment la somnolence, une contre-indication en cas d'antécédent de convulsions et avec certains antidiabétiques oraux [7].

Cromoglicate : son action antiallergique locale ne repose pas sur le blocage H1 ou H2. Une spécialité française de cromoglicate sous forme de collyre (gouttes pour l'œil) est indiquée pour des affections oculaires allergiques ; son indication ne s'étend pas à une forme avalée, ni à une autre maladie par simple analogie. Pour la distinction des voies et des données mastocytaires, voir notre article consacré aux stabilisateurs des mastocytes [8].

Montélukast : pourquoi en parler ici ? Les mastocytes peuvent produire des leucotriènes en plus de l'histamine. Le montélukast bloque un récepteur aux leucotriènes : il ne bloque ni H1 ni H2, mais vise une autre voie parfois discutée dans les troubles mastocytaires. Un groupe d'experts évoque un intérêt possible pour certains symptômes respiratoires ou digestifs du SAMA, tout en soulignant le manque d'études [3].

Ses indications françaises concernent l'asthme selon la spécialité, pas le Covid long ou l'EM/SFC. Des événements neuropsychiatriques, dont dépression et comportements suicidaires, ont été rapportés. Le RCP demande d'interrompre le montélukast et d'informer rapidement le médecin si de tels symptômes apparaissent [9].

Et la cortisone ?

Les corticoïdes sont des anti-inflammatoires agissant par d'autres voies. Ils ne bloquent pas les récepteurs H1 ou H2 et ne sont donc pas des antihistaminiques, même si un médecin peut par exemple utiliser une forme nasale dans certaines rhinites allergiques, selon la situation. Leur place ne se déduit pas d'un classement général de « puissance ». En cas d'anaphylaxie, ils ne remplacent jamais l'adrénaline [10] [14].

Un même symptôme ne transforme pas kétotifène, cromoglicate, montélukast et corticoïde en équivalents.
Question facultative 3 sur 6

Une personne prend du kétotifène et de la cétirizine. Reçoit-elle ainsi un anti-H1 et un anti-H2 ?

Voir la réponse et l'explication

Non : ce sont deux anti-H1. Deux noms différents ne signifient pas deux cibles différentes. Leur association n'ajoute pas de blocage H2 et relève d'une décision du prescripteur [1] [7] [11].

Deux médicaments peuvent-ils être associés, et dans quel but ?

Bénéfice variable selon l'indication

Une association possible sur le plan pharmacologique n'est pas une preuve de bénéfice pour votre maladie.

La première question n'est pas « quels deux noms assembler ? », mais « quel symptôme précis cherche-t-on à améliorer, et avec quelles preuves ? ». Trois situations se confondent souvent :

Trois types d'association, à discuter avec le prescripteur
AssociationQuestion cliniquePoint de vigilance
Anti-H1 + anti-H1Pourquoi ajouter une seconde molécule qui vise H1 ? Dans l'urticaire chronique, la recommandation internationale 2026 déconseille d'utiliser en même temps deux anti-H1 de 2e génération différents. Elle ne traite pas le kétotifène [11].Ne pas additionner soi-même des produits : toute association se décide avec le prescripteur.
Anti-H1 + anti-H2Deux récepteurs distincts, mais quel objectif : symptôme allergique, maladie gastrique ou autre situation évaluée par un médecin ?Dans l'urticaire chronique, les preuves sur l'ajout d'un anti-H2 sont variables, et cette association figure parmi les sujets qui attendent des essais contrôlés [11].
Anti-H1 + autre voiePourquoi cibler aussi les leucotriènes ou une autre étape ?Vérifier l'indication propre à chaque produit, ses effets indésirables et le cumul des traitements.

Oui, un anti-H1 et un anti-H2 peuvent être associés dans certaines prises en charge individualisées. Dans les troubles mastocytaires, cette pratique repose largement sur l'expérience clinique et des avis d'experts ; une réponse n'établit pas à elle seule un diagnostic de SAMA [3]. L'essai ouvert STIMULATE-ICP a étudié famotidine plus loratadine dans le Covid long : le petit signal sur la fatigue à 12 semaines n'a pas établi de bénéfice durable à 24 semaines. L'analyse des résultats et de leurs limites figure dans notre article sur les antihistaminiques et les maladies post-infectieuses [12].

Anti-H1 + anti-H2 est une question de contexte clinique, pas une formule qui valide un diagnostic.
Question facultative 4 sur 6

« Associables » signifie-t-il « plus efficaces pour ma maladie » ?

Voir l'explication sans répondre

La possibilité d'une association ne renseigne pas à elle seule sur son efficacité dans une maladie précise.

SAMA, dysautonomie, fibromyalgie, Covid long, EM/SFC : que peut-on conclure ?

Données cliniques encore limitées

Un effet sur le prurit ou l'acidité ne démontre pas un effet sur la douleur, les palpitations ou le malaise post-effort.

Les indications autorisées concernent des symptômes ou maladies précis, définis pour chaque spécialité. Les études sur les maladies post-infectieuses ne valident pas une efficacité de classe des anti-H1 ou anti-H2 pour tous les profils de Covid long, de dysautonomie, de fibromyalgie ou d'EM/SFC. Une amélioration individuelle après un médicament ne confirme pas, à elle seule, un SAMA.

La question la plus utile pour votre médecin est : « Quel symptôme voulons-nous cibler, et comment saurons-nous si l'essai clinique individuel aide vraiment ? » Notre analyse des données post-infectieuses détaille les études, le POTS et les critères du SAMA [3] [12].

Le diagnostic cité sur votre dossier ne suffit pas à prédire la réponse à un antihistaminique.
Question facultative 5 sur 6

Une amélioration sous anti-H1 prouve-t-elle un SAMA ?

Voir l'explication sans répondre

Une réponse individuelle peut orienter la discussion, mais ne constitue pas à elle seule un diagnostic.

Quels effets indésirables et quelles observations apporter au médecin ?

Précautions issues des RCP et alertes

Le nom exact du produit, sa date d'introduction et le changement observé comptent plus qu'une impression globale.

  • Vigilance : demandez si le médicament peut provoquer une somnolence gênante pour la conduite ou le travail ; cela reste possible avec certains anti-H1 récents, comme la cétirizine, surtout avec de l'alcool [1].
  • Cumul sédatif : signalez tous les médicaments et produits qui provoquent de la somnolence, ainsi que l'alcool ; le kétotifène oral (Zaditen, autorisation abrogée en 2025) ajoutait une vigilance spécifique [7].
  • Rythme cardiaque : l'hydroxyzine peut allonger l'intervalle QT : elle est contre-indiquée en cas de facteur de risque connu (maladie cardiaque, médicaments qui allongent aussi le QT) et déconseillée chez la personne âgée [5].
  • Fonction rénale : elle conditionne la prudence ou l'adaptation de certains produits, notamment la famotidine, la cétirizine et la lévocétirizine, dont la dose ou l'espacement des prises s'adapte à la fonction rénale [1] [2] [6].
  • Humeur et comportement : en cas de changement de l'humeur ou du comportement (cauchemars, anxiété, agressivité, idées suicidaires), prévenez votre médecin sans attendre ; le RCP du montélukast prévoit son arrêt dans ce cas, décidé avec le médecin [9].

La FDA a ajouté en 2025 une alerte sur de rares prurits sévères après l'arrêt de cétirizine ou de lévocétirizine prises longtemps. La fréquence exacte est inconnue. Toute aggravation après un arrêt n'est pas nécessairement cet effet ; décrivez la chronologie à un professionnel avant de conclure, sans arrêter ni reprendre un traitement « pour tester » [13].

Urgence allergique

En cas de signes d'anaphylaxie, notamment difficulté respiratoire ou malaise avec atteinte générale après exposition, suivez le plan d'urgence établi et appelez les secours (15 ou 112 en France). L'adrénaline intramusculaire est le traitement de première intention ; les antihistaminiques et les corticoïdes ne la remplacent pas et ne doivent pas en retarder l'administration [10] [17].

Pour votre prochaine consultation

Choisissez les trois questions les plus utiles pour vous. Notez sur papier le symptôme prioritaire et la chronologie ; rien n'est saisi ni enregistré sur cette page.

  1. Quel symptôme voulons-nous cibler ?
  2. Est-ce une indication reconnue ou une hypothèse discutée dans ma situation ?
  3. Que dois-je surveiller compte tenu de mes autres traitements et de mes antécédents ?
  4. Comment distinguer un bénéfice, un effet indésirable et une fluctuation de mes symptômes ?
  5. Quand dois-je recontacter le cabinet ou appliquer mon plan d'urgence ?

Mon symptôme prioritaire :

Une chronologie précise aide davantage qu'un verdict hâtif sur la cause d'un symptôme.
Question facultative 6 sur 6

Chez une personne dont un symptôme change après l'introduction ou l'arrêt d'un médicament, quelle information aide le plus le soignant à évaluer la situation ?

Voir l'explication sans répondre

La chronologie et les autres facteurs aident le soignant à évaluer plusieurs explications possibles.

À retenir sur ce quiz

Ce quiz porte sur des informations générales. Il ne tient pas compte de votre situation et ne remplace ni l'avis d'un médecin ni celui d'un pharmacien. Pour tout traitement, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Ce que l'on sait, et ce que l'on ne sait pas

Fait établi. Les cibles H1 et H2, les indications des spécialités citées et plusieurs précautions figurent dans les RCP français [1] [2] [7].

Hypothèse étayée. Associer un anti-H1 et un anti-H2 dans certains troubles mastocytaires repose surtout sur des avis d'experts. Un essai ouvert dans le Covid long a montré un signal limité sur la fatigue, sans bénéfice durable établi [3] [12].

Spéculation. Déduire d'une réponse à un anti-H1 un diagnostic de SAMA, ou une efficacité contre toutes les maladies citées, dépasse les données disponibles.

Ce qu'il faut retenir

Les anti-H1 agissent sur H1, les anti-H2 sur H2 et les IPP sur la pompe à protons. Le kétotifène appartient aux anti-H1 ; cromoglicate, montélukast et corticoïdes suivent d'autres voies. Deuxième génération signifie moins sédatif en moyenne, sans supprimer le risque individuel.

Une association anti-H1 + anti-H2 se discute pour un objectif défini avec un prescripteur. Elle ne confirme pas un SAMA et n'est pas un traitement démontré de chaque symptôme du Covid long, de l'EM/SFC ou de la fibromyalgie. En cas d'anaphylaxie, le plan d'urgence et l'adrénaline priment.

La bonne question n'est pas seulement « quel médicament ? », mais « pour quel symptôme, avec quel repère de bénéfice et quelle précaution ? »
🎯 Que faire concrètement avec cet article

① Repérez votre symptôme prioritaire : écrivez-le en une phrase, avec sa fréquence et sa date de début.

② Préparez votre liste de produits : notez leurs noms, les dates de début ou d'arrêt et tout changement de vigilance, d'humeur ou de démangeaisons.

③ Choisissez trois questions : apportez-les à votre médecin ou à votre pharmacien, en particulier si plusieurs médicaments sont envisagés.

Questions fréquentes

Peut-on associer un anti-H1 et un anti-H2 ?
Oui, dans certaines situations évaluées par un prescripteur. L'intérêt dépend de l'indication ; dans l'urticaire chronique, les données ne permettent pas de recommander l'ajout systématique d'un anti-H2 voir les associations.
Si un anti-H1 m’aide, cela confirme-t-il un SAMA ?
Non. Une réponse individuelle ne suffit pas au diagnostic. Les critères et les études sont détaillés dans notre analyse des maladies post-infectieuses.
Une aggravation après arrêt est-elle toujours un rebond ?
Non. Un prurit sévère a été signalé rarement après l'arrêt d'un traitement prolongé par cétirizine ou lévocétirizine, mais d'autres causes restent possibles. Présentez la chronologie au prescripteur voir les précautions.

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Sources

  1. Base de données publique des médicaments, RCP cétirizine EG 10 mg, indications, vigilance et fonction rénale.
  2. Base de données publique des médicaments, RCP famotidine EG 20 mg, indications, pharmacodynamie et fonction rénale.
  3. AAAAI Work Group, Mast Cell Activation Syndrome, JACI 2019, critères diagnostiques et prise en charge.
  4. Base de données publique des médicaments, RCP oméprazole Viatris 20 mg, mécanisme des IPP.
  5. ANSM, restrictions d'utilisation de l'hydroxyzine, risque de QT et interactions.
  6. Base de données publique des médicaments, RCP lévocétirizine Sandoz 5 mg, parenté avec la cétirizine et indications.
  7. Base de données publique des médicaments, RCP Zaditen 1 mg, autorisation abrogée le 11/04/2025 ; indication, somnolence et contre-indications.
  8. Base de données publique des médicaments, RCP cromoglicate de sodium Viatris 2 % collyre, indication oculaire et mécanisme local.
  9. ANSM, lettre aux professionnels sur le montélukast, événements neuropsychiatriques ; RCP montélukast TEVA.
  10. HAS, pertinence des soins en allergologie et immunologie, priorité de l'adrénaline dans l'anaphylaxie.
  11. Zuberbier T et al. International Guideline for Urticaria, Allergy, 2026, recommandations sur les associations d'anti-H1 et d'anti-H2 dans l'urticaire chronique.
  12. STIMULATE-ICP consortium. Rivaroxaban, colchicine et famotidine-loratadine contre la fatigue du Covid long : essai randomisé ouvert, Lancet Infect Dis, 2026, PMID 42419335.
  13. FDA, alerte 2025 sur le prurit après arrêt prolongé de cétirizine ou lévocétirizine.
  14. HAS, place d’un corticoïde nasal dans la rhinite allergique.
  15. International Union of Basic and Clinical Pharmacology, revue des récepteurs de l'histamine, 2015, répartition des récepteurs H2 hors de l'estomac.
  16. Base de données publique des médicaments, RCP HYDROXYZINE ARROW 25 mg et RCP HYDROXYZINE SANDOZ 25 mg, indications selon la spécialité.
  17. Cardona V et al. World Allergy Organization Anaphylaxis Guidance 2020, World Allergy Organ J, 2020, PMID 33204386, adrénaline intramusculaire en première intention, antihistaminiques et corticoïdes en seconde ligne.