Covid long et EM/SFC : jusqu’où le modèle tient-il ?
Dix épisodes ont décrit un organisme dont l’état dépend de son histoire et de contraintes multiples : des ressources finies, des goulots d’étranglement enzymatiques, des états stables mais coûteux, une immunité qui garde la trace de ce qu’elle a traversé. Reste la question qui décide de la valeur d’une explication : que prédit-elle, et qu’est-ce qui la ferait tomber ? Ce dernier épisode confronte le modèle au Covid long et à l’encéphalomyélite myalgique / syndrome de fatigue chronique, et écrit noir sur blanc les observations qui l’invalideraient.
La chute de performance au second test d’effort, les perturbations métaboliques encore présentes 24 heures après, l’empreinte laissée dans les cellules immunitaires : ces observations s’organisent dans un même cadre, celui de systèmes contraints dont l’état dépend de leur histoire. Elles ne démontrent pas un mécanisme commun.
Aucun biomarqueur validé après 101 études recensées, un déclenchement dont il ne dit rien, un travail qui situe l’anomalie du côté de la commande centrale, et une élasticité qui lui permet de tout re-décrire.
Le principe général « les ressources sont limitées » ne peut pas être réfuté par une étude sur le Covid long. Ses huit sous-hypothèses, elles, portent chacune une mesure qui les contredirait.
Un schéma de déplétion des lymphocytes B a été testé chez 151 participants, puis abandonné comme piste thérapeutique. C’est le standard auquel ce modèle s’engage.
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