Hypersensibilité sensorielle dans l'EM/SFC et le Covid long
L'article en 1 minute
Dans l'encéphalomyélite myalgique, aussi appelée syndrome de fatigue chronique, et dans le Covid long, beaucoup de personnes décrivent une lumière trop vive, un bruit trop fort, un contact trop appuyé. Le mot employé est presque toujours le même : hypersensibilité.
Les enquêtes le retrouvent de façon constante. Dans une cohorte suisse de 169 personnes, 139 rapportaient une sensibilité au bruit et 106 une sensibilité à la lumière. Dans une cohorte américaine de 213 personnes avec Covid long confirmé, la sensibilité au bruit passait de 25 personnes avant l'infection à 92 après.
Ces chiffres décrivent une gêne fréquente, et surtout une gêne qui pèse : dans les formes les plus sévères, elle décide de ce qu'une consultation, un transport ou une hospitalisation coûtent à la personne.
Ces chiffres viennent de questionnaires remplis par des personnes recrutées dans une association de patients ou une clinique spécialisée. Ils disent qu'un signal existe et se répète ; ils ne disent pas sa fréquence dans l'ensemble des personnes malades, et ils ne désignent aucun mécanisme.
À retenir : un même mot, hypersensibilité, recouvre ici plusieurs phénomènes distincts. Les recommandations britanniques demandent aux soignants d'en tenir compte dans l'organisation des soins, et c'est aujourd'hui ce qui est le mieux établi.
Glossaire rapide
- Hyperacousie : Terme d'audiologie : gêne ou douleur physique déclenchée par un son dès qu'il atteint un certain niveau sonore, alors que ce niveau reste supportable pour la plupart des gens. Ce n'est pas un synonyme de « sensibilité au bruit », qui désigne une réactivité plus large, indépendante du volume.
- Allodynie : Douleur déclenchée par un contact qui, normalement, ne fait pas mal : un drap, une main posée, la couture d'un vêtement. Le mot décrit ce qui est ressenti, pas sa cause.
- Malaise post-effort : Aggravation retardée de l'ensemble des symptômes après un effort physique, mental, orthostatique ou sensoriel, souvent le lendemain, avec une récupération longue. C'est l'un des quatre symptômes que NG206 exige pour évoquer le diagnostic, aux côtés de la fatigue invalidante, du sommeil non réparateur et des difficultés cognitives.
IntroductionUne lumière de salle d'attente, la voix d'un soignant, une main posée sur un bras : chez certaines personnes atteintes d'EM/SFC ou de Covid long, ces stimuli ordinaires deviennent difficiles à supporter. Cet article regarde ce que les données disent réellement de ce phénomène, ce qu'elles ne disent pas, et pourquoi les recommandations britanniques demandent aux services de soins d'en tenir compte. Il ne traite pas la question, différente, de la tolérance aux médicaments, que d'autres articles du site abordent.
Un mot, plusieurs phénomènes différents
🟠 Cadre terminologique : distinctions sans consensusQuand deux personnes se disent hypersensibles au bruit, rien ne garantit qu'elles décrivent le même phénomène.
En audiologie, quatre situations portent des noms différents et se confondent pourtant dans l'usage courant. L'hyperacousie désigne une gêne ou une douleur déclenchée par le niveau sonore lui-même, alors que la sensibilité au bruit décrit une réactivité plus large, indépendante du volume. La misophonie, elle, vise des sons précis, souvent des bruits de bouche ou de respiration, avec une réaction émotionnelle intense qui ne dépend ni du volume ni de la durée.
La quatrième, la phonophobie, est le meilleur exemple du problème. Un article pédagogique publié dans l'American Journal of Audiology en 2022, fondé sur une revue informelle de la littérature, la définit comme une peur anticipatoire du son, et précise dans le même texte que les neurologues emploient ce mot pour une tout autre chose : la phonophobie migraineuse, qui n'y est pas traitée[1]. Le même mot désigne donc deux objets selon la discipline de celui qui l'écrit. Ses auteurs concluent d'ailleurs que la littérature reste inconsistante sur l'ensemble de ces termes et qu'aucun consensus n'est établi dans le champ.
Cette imprécision n'est pas un détail de vocabulaire. Elle décide de ce qu'on peut conclure d'une enquête. Un questionnaire qui demande « êtes-vous sensible au bruit ? » ne mesure pas une hyperacousie au sens audiologique. Il ne dit rien non plus du point de départ de chacun : un seuil sensoriel bas installé depuis toujours et une sensibilité apparue avec la maladie y produisent la même réponse, un angle neurodéveloppemental traité dans Neuroatypie et SNA : un corps plus difficile à calmer. Les chiffres de la section suivante doivent se lire avec ces limites en tête.
Le versant pharmacologique connaît la même confusion. Un effet indésirable, une intolérance et une hypersensibilité allergique sont trois choses distinctes, et aucune n'est interchangeable avec les autres. Cet article ne les traite pas : il s'en tient au sensoriel, et renvoie aux articles du site qui abordent la question des médicaments.
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Une gêne sonore nouvelle, surtout si elle est unilatérale ou accompagnée d'acouphènes, d'une baisse d'audition ou de vertiges, relève d'un avis ORL. Le fait qu'une hypersensibilité soit fréquente dans une maladie chronique ne dispense jamais de chercher une cause auditive propre.
Ce que les cohortes mesurent dans l'EM/SFC
🟠 Association documentée : auto-questionnairesLe signal se répète dans plusieurs cohortes, mais toutes mesurent des réponses à un questionnaire, pas un seuil sensoriel.
Une enquête suisse publiée dans Heliyon en 2023 a interrogé 169 membres d'une association de patients. La sensibilité au bruit y arrive au cinquième rang des symptômes rapportés, juste derrière le malaise post-effort : 139 personnes sur 169, soit 82,2 %. La sensibilité à la lumière concerne 106 personnes sur 169 (62,7 %) et l'intolérance aux odeurs 67 sur 169 (39,6 %)[2].
Un travail américain de 2023 a comparé, sur des jeux de données internationaux totalisant 2 240 personnes atteintes d'EM/SFC ou de sclérose en plaques, la fréquence de ces hypersensibilités entre les deux maladies. Elles sont plus souvent rapportées dans l'EM/SFC, et les personnes qui déclarent à la fois une sensibilité au bruit et à la lumière portent une charge de symptômes plus lourde que celles qui n'en déclarent aucune[3].
Ces items ne sortent pas de nulle part. Les critères internationaux de 2011 rangent déjà les troubles neurosensoriels parmi les manifestations de la maladie, et la recommandation britannique NG206 cite, parmi les symptômes associés, des « sensibilités sensorielles accrues, notamment à la lumière, au son, au toucher, au goût et à l'odorat »[4].
C'est là que la prudence s'impose. Ces enquêtes objectivent la fréquence de réponses à un questionnaire, pas une anomalie neurophysiologique mesurée. La cohorte suisse est composée d'adhérents d'une association, les auteurs précisent eux-mêmes qu'ils ignorent quels critères diagnostiques les médecins ont utilisés, et les personnes les moins atteintes y sont probablement sous-représentées.
Une étude neurophysiologique publiée en 2026 complique d'ailleurs le récit le plus simple. Chez 31 personnes avec EM/SFC comparées à 30 témoins, la suppression P50, un indice précoce du filtrage sensoriel, ne différait pas ; en revanche l'onde P300, plus tardive et liée au traitement de l'information, était réduite[5]. Les auteurs en concluent que ce sont des processus de contrôle de haut niveau, et non un défaut généralisé de « porte sensorielle », qui portent le problème. L'effectif est petit et les travaux antérieurs sont discordants : c'est une piste, pas une explication.
Les mécanismes d'excitation cérébrale, glutamate et récepteurs NMDA, font l'objet d'un article distinct qui expose aussi leurs limites explicatives, Brouillard mental : glutamate, NMDA et Covid long. Aucun des travaux cités ici ne les relie aux manifestations sensorielles.
Noter, jour après jour, ce qui déclenche une gêne sensorielle et ce qui se passe dans les 24 à 48 heures qui suivent donne à un médecin quelque chose de plus utile qu'un souvenir : une chronologie. L'application Boussole permet de consigner ces observations et de les présenter sous forme lisible en consultation.
Découvrir myBoussole⚠️ Avertissement
Aucun de ces chiffres ne peut servir à se situer soi-même, ni à conclure qu'une gêne sensorielle confirme ou infirme un diagnostic. Les cohortes citées sont sélectionnées, et le diagnostic d'EM/SFC comme celui de Covid long relèvent d'une évaluation médicale complète.
Le cas du Covid long : un signal réel, un corpus plus fragile
🟠 Association documentée : comparaison avant-aprèsLe même signal apparaît après une infection à SARS-CoV-2, mais il est mesuré autrement, sur des populations moins comparables.
Une cohorte suivie aux National Institutes of Health a interrogé 213 personnes avec un Covid long confirmé, en moyenne huit mois après l'infection, sur la présence de 29 symptômes neurologiques avant, pendant et après la maladie. La sensibilité au bruit passe de 25 personnes avant l'infection à 92 après, la sensibilité à la lumière de 24 à 80, et la sensibilité au toucher de 6 à 33[6]. Les rapports de cotes correspondants sont de 5,7 pour le bruit, 4,7 pour la lumière et 6,3 pour le toucher.
Deux autres travaux vont dans le même sens sans se superposer. Une étude suédoise de 2026, sur un petit effectif (33 personnes) comparé à des témoins ayant eu le Covid sans séquelles, retrouve une sensibilité au son chez 72,7 % des participants, à la lumière chez 60,6 % et au toucher chez 12,1 %[7]. Une enquête suisse de 2026 auprès de 333 personnes avec des symptômes persistant au-delà de douze semaines retrouve une photophobie ou une phonophobie chez 272 d'entre elles[8].
Ces résultats demandent trois précautions, qui portent chacune sur un aspect différent de la méthode :
- Biais de rappel : l'état antérieur à l'infection est rapporté de mémoire, plusieurs mois après.
- Recrutement sélectif : la cohorte américaine est composée à 86 % de personnes blanches non hispaniques et à 80 % de diplômés du supérieur, et l'enquête suisse recrutait par groupes de soutien et réseaux sociaux.
- Définitions variables : le délai retenu va de trente jours à douze semaines après l'infection selon les travaux.
Il faut aussi dire ce qu'un lecteur attentif trouvera dans ces mêmes données. Chez les participants présentant une dépression modérée à sévère au moment de l'enquête, la sensibilité au bruit et au toucher est plus souvent rapportée ; chez ceux présentant une anxiété modérée à sévère, le toucher seul l'est. La sensibilité à la lumière n'est associée ni à l'une ni à l'autre.
Cette association est transversale : elle ne dit pas dans quel sens va la relation, et la même étude ne trouve pas d'effet global des antécédents neurologiques ou psychiatriques sur la charge symptomatique. Une charge sensorielle permanente peut nourrir un épuisement moral, un épuisement moral peut abaisser le seuil de tolérance, et une maladie sévère peut produire les deux.
Une dernière étude mérite d'être citée pour ce qu'elle n'est pas. Une enquête transversale iranienne de 2024 auprès de 1 649 participants retrouve plus d'hyperacousie auto-déclarée chez les personnes ayant eu une infection confirmée[9]. Il ne s'agit pas d'une cohorte de Covid long définie comme telle : ce résultat ne peut pas servir d'estimation de fréquence dans cette maladie.
⚠️ Prudence d'interprétation
Les chiffres de l'EM/SFC et ceux du Covid long ne se transfèrent pas d'une maladie à l'autre. Il existe un chevauchement clinique réel, mais les populations étudiées, les définitions employées et la qualité de la documentation diffèrent. Écrire « ces deux maladies présentent la même hypersensibilité » dépasse ce que les données autorisent.
À retenir en pratique
Un repère simple pour lire n'importe quelle enquête de ce type : chercher qui a été recruté, où, et par quel canal. Une association de patients, un centre spécialisé ou un groupe de soutien ne donnent pas la même population qu'un échantillon tiré au sort. Cela n'invalide rien, cela borne ce qu'on peut en conclure.
Formes sévères : quand éviter le stimulus n'est plus possible
🟢 Recommandation : adaptations demandées aux servicesDans les formes sévères, la marge de tolérance peut devenir si étroite que la personne ne peut souvent plus se protéger seule des stimuli, et le soin devient lui-même une exposition.
Une enquête nationale norvégienne a interrogé des personnes atteintes de formes sévères et très sévères, ainsi que leurs proches. Parmi les 47 personnes classées très sévères, 36 ne toléraient que rarement ou jamais l'éclairage intérieur, 28 le son d'une conversation normale, et 19 un simple contact[10]. Ces chiffres décrivent une cohorte ciblée, non représentative, et 35 de ces 47 réponses ont été fournies par un proche aidant plutôt que par la personne elle-même.
La recommandation britannique NG206 emploie une formulation différente pour les formes sévères et très sévères de celle qu'elle emploie pour l'ensemble des malades : elle y cite une hypersensibilité à la lumière, au son, au toucher, au mouvement, aux températures extrêmes et aux odeurs[4]. Elle ne dit pas pour autant que le nombre de modalités augmente avec la gravité : la température et l'intolérance à l'alcool ou aux produits chimiques figurent déjà, à part, dans la recommandation générale.
Un consensus transdisciplinaire austro-allemand publié en 2026 décrit le versant quotidien de cette situation. Dans les formes sévères, les personnes ne peuvent souvent plus se protéger elles-mêmes des stimuli, et des sollicitations ordinaires deviennent une charge : une conversation à voix basse, une lumière naturelle diffuse, une odeur de cuisine, une vibration, un contact physique bref[11]. Ce document est un consensus de prise en charge construit à partir de mesures jugées utiles par les patients, les aidants et les professionnels : il décrit une expérience clinique, il ne mesure aucun seuil.
C'est ce qui donne son poids au versant organisationnel. Pour une personne sévèrement atteinte hospitalisée, NG206 demande aux services de viser une chambre individuelle lorsque c'est possible et de réduire les stimuli au minimum[4] :
- voir la personne en tête-à-tête ;
- éviter de dupliquer les évaluations ;
- être prudent avec la pression du toucher ;
- baisser l'éclairage ;
- réduire le bruit ;
- maintenir une température stable ;
- limiter les odeurs.
Le consensus de 2026 ajoute des éléments concrets destinés aux équipes et aux aidants[11] :
- Annoncer un bruit inévitable en indiquant sa durée : un bruit intense mais bref est souvent mieux supporté qu'une exposition prolongée.
- Assurer certains soins en lumière minimale.
- Éviter les parfums et les produits odorants.
- Retenir le calme comme premier critère de choix d'une chambre.
Aucune de ces adaptations n'a été validée isolément par un essai randomisé : ce sont des recommandations et des consensus, et c'est ainsi qu'il faut les lire.
NG206 précise enfin que certaines personnes sévèrement atteintes ont besoin d'un tiers pour exprimer leurs besoins. Un article de 2021 consacré à ces formes, fondé sur les recommandations publiées et l'expérience clinique de ses auteurs, rappelle de son côté que ces personnes ne peuvent souvent pas se déplacer jusqu'à un cabinet, ce qui les rend invisibles aux dispositifs de soins construits autour de la consultation[12].
Fait établi. Plusieurs cohortes indépendantes retrouvent une sensibilité accrue à la lumière, au bruit, au toucher et aux odeurs dans l'EM/SFC. Dans le Covid long, les cohortes citées documentent une augmentation portant sur le bruit, la lumière et le toucher ; les odeurs n'y sont pas mesurées. Les recommandations britanniques reconnaissent ces hypersensibilités et demandent explicitement aux services de soins d'en tenir compte lors des consultations et des hospitalisations. Dans l'enquête norvégienne, le sous-groupe très sévèrement atteint rapporte, directement ou par l'intermédiaire d'un aidant, une très faible tolérance à l'éclairage intérieur, à la conversation normale et au toucher.
Hypothèse étayée. Un traitement sensoriel altéré est étudié comme explication possible. La seule donnée expérimentale citée ici est électrophysiologique : elle oriente vers des processus de contrôle de haut niveau plutôt que vers un défaut du filtrage précoce, mais l'effectif est petit et les travaux antérieurs sont discordants.
Spéculation. Aucun mécanisme unique, neuro-immunitaire, autonome, glutamatergique ou mastocytaire, n'explique à ce jour l'ensemble de ces manifestations. Aucune des enquêtes citées ne fournit de prévalence dans l'ensemble des personnes malades : toutes reposent sur des échantillons de convenance, recrutés par une association, un centre spécialisé, un groupe de soutien ou les réseaux sociaux. Et dans l'EM/SFC et le Covid long, aucune donnée trouvée ne montre que les hypersensibilités sensorielles décrites ici prédisent une moindre tolérance aux médicaments : ce sont deux questions distinctes, traitées séparément sur ce site.
Ce qu'il faut retenir
La sensibilité à la lumière, au bruit, au toucher et aux odeurs fait partie du tableau reconnu de l'EM/SFC, et elle apparaît aussi après une infection chez une partie des personnes atteintes de Covid long. Dans les formes les plus sévères, elle cesse d'être une gêne pour devenir ce qui décide de ce qu'un soin coûte à la personne, et c'est à ce titre que les recommandations demandent aux services d'adapter l'environnement, le rythme et la répétition des interactions.
Ce qui reste incertain mérite d'être dit aussi clairement. Les chiffres disponibles viennent de questionnaires remplis par des groupes sélectionnés, aucun mécanisme unique n'est démontré, et un symptôme compatible avec une hypersensibilité n'exclut jamais une autre cause : une gêne visuelle ou auditive nouvelle se fait examiner pour elle-même. Ces éléments s'échangent avec un médecin, ils ne se substituent pas à son évaluation.
Un phénomène peut être parfaitement réel, décrit dans les recommandations, et rester sans explication. Les deux choses ne s'opposent pas.Nommer la modalité, pas la catégorie : « Je supporte mal la lumière du plafonnier de la salle d'attente » informe un soignant. « Je suis hypersensible » ne lui dit ni quoi, ni dans quelles circonstances, ni à quel point.
Noter ce qui suit, pas seulement ce qui gêne : Une aggravation survenue dans les heures ou les jours qui suivent peut être compatible avec un malaise post-effort. La chronologie seule ne suffit pas à attribuer l'aggravation au stimulus, mais une chronologie écrite vaut mieux qu'un souvenir en consultation.
Faire porter la demande par le dossier : Les adaptations décrites ici sont demandées aux services par une recommandation publique. Les mentionner par écrit avant une consultation ou une hospitalisation, plutôt que sur le moment, laisse à l'équipe le temps de s'organiser.
Questions fréquentes
Est-ce que « hypersensibilité au bruit » veut dire hyperacousie ?
Ces pourcentages veulent-ils dire que la majorité des malades sont concernés ?
Une association avec l'anxiété ou la dépression signifie-t-elle que c'est psychologique ?
Garder une trace de ce qui déclenche quoi
Boussole permet de consigner vos ressentis, vos expositions et ce qui suit, puis de les présenter de façon lisible à un soignant. C'est un outil d'information et de suivi personnel, il ne pose aucun diagnostic et ne remplace aucun avis médical.
Découvrir myBoussoleSources
- Henry JA, Theodoroff SM, Edmonds C, Martinez I, Myers PJ, Zaugg TL, Goodworth MC. Sound Tolerance Conditions (Hyperacusis, Misophonia, Noise Sensitivity, and Phonophobia): Definitions and Clinical Management. Am J Audiol. 2022;31(3):513-527. DOI : 10.1044/2022_AJA-22-00035. Henry et al., 2022 - PubMed PMID 35858241.
- Tschopp R, König RS, Rejmer P, Paris DH. Myalgic encephalomyelitis/chronic fatigue syndrome (ME/CFS): A preliminary survey among patients in Switzerland. Heliyon. 2023;9(5):e15595. DOI : 10.1016/j.heliyon.2023.e15595. Tschopp et al., 2023 - PubMed PMID 37131449. Chiffres cités : Table 5.
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- Huff HV, Roberts H, Bartrum E, Norato G, Grayson N, Fleig K, Wilkerson MJ, Stussman BJ, Nath A, Walitt B. Prevalence and severity of neurologic symptoms in Long-COVID and the role of pre-existing conditions, hospitalization, and mental health. Front Neurol. 2025;16:1562084. DOI : 10.3389/fneur.2025.1562084. Huff et al., 2025 - PubMed PMID 40635708. Chiffres cités : Tables 1, 4 et 5.
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- Hermisson J, Schreiner C, Weichselbaumer S, Werner M, Hackl V, Roth J, Leiss S, Maukner AC, Wojczewski S, Hainzl A, Hermisson S, Thonhofer K, Pleschberger S, Hoffmann K. Guidance on Home-Based Care for People with Severe ME/CFS: A Transdisciplinary Expert Statement. Wien Med Wochenschr. 2026;176(Suppl 1):28-51. DOI : 10.1007/s10354-026-01182-3. Hermisson et al., 2026 - PubMed PMID 42525195. Une version allemande du même travail a été publiée dans le même supplément (pages 1-27, PMID 42223876 - PubMed PMID 42223876), et une traduction française non officielle est diffusée par l'AFEMISE : ce sont trois éditions d'un seul document, pas trois sources convergentes.
- Montoya JG, Dowell TG, Mooney AE, Dimmock ME, Chu L. Caring for the Patient with Severe or Very Severe Myalgic Encephalomyelitis/Chronic Fatigue Syndrome. Healthcare (Basel). 2021;9(10):1331. DOI : 10.3390/healthcare9101331. Montoya et al., 2021 - PubMed PMID 34683011.