Essais cliniques dans le Covid long : ce que la recherche dit vraiment
L'article en 1 minute
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Cette page recense les essais publiés dans le Covid long : virus, auto-immunité, microbiote, inflammation, énergie des cellules, métabolisme. Elle dit ce qui a été mesuré, pas ce qu'il faudrait prendre.
Sept essais avec tirage au sort ont publié en 2024 et 2025, cinq de plus en 2026. L'un portait sur la prévention pendant l'infection aiguë. Deux pistes sont positives : le microbiote et l'auto-immunité. Deux sont négatives : le Paxlovid (trois essais) et la colchicine. Une est neutre sur les critères cliniques : le nicotinamide riboside.
Un essai négatif ne dit pas qu'une piste est morte. Il dit que cette molécule, à cette dose, pour ce groupe et ce critère, n'a rien changé.
La plupart des essais recrutent sans tenir compte du profil dominant des symptômes, ce qui dilue un effet réel dans un sous-groupe. Un essai fait exception en partie : il organise le recrutement autour de trois groupes de symptômes (cognitif, dysautonomique, intolérance à l'effort).
À retenir : lire un essai, c'est d'abord regarder qui a été recruté et sur quoi il a été jugé, avant de regarder s'il est positif.
Ce que vous allez comprendre
Microbiote (SIM01, Lancet Infect Dis 2024) et auto-immunité (BC007, EClinicalMedicine 2025) : avec des nuances de taille d'échantillon.
Paxlovid (STOP-PASC, JAMA Intern Med 2024) et colchicine (JAMA Intern Med 2025) n'ont pas montré d'effet sur les critères primaires.
Le nicotinamide riboside augmente le NAD+ sanguin mais sans différence significative versus placebo sur la cognition et la fatigue.
REVERSE-LC (baricitinib) et LDN (NCT05430152, essai terminé, résultats non publiés) restent à lire ; STIMULATE-ICP a publié un signal modeste et transitoire en juillet 2026. L'essai ADDRESS-LC (bezisterim) fait l'objet d'une lecture critique.
Vous êtes professionnel de santé, chercheur ou personne concernée par le Covid long et vous souhaitez une synthèse des essais cliniques publiés : avec sources vérifiables, sans hallucinations bibliographiques ni NCT inventés.
📖 Glossaire
- RCT (Randomized Controlled Trial) : essai randomisé contrôlé : participants assignés aléatoirement traitement ou placebo, gold standard de la preuve clinique
- NCT (National Clinical Trial number) : identifiant unique d'un essai enregistré sur ClinicalTrials.gov
- PMID (PubMed Identifier) : numéro d'article dans la base bibliographique PubMed / MEDLINE
- PASC (Post-Acute Sequelae of SARS-CoV-2) : terme scientifique officiel du Covid long
- Phase IIa : essai exploratoire de preuve de concept, généralement n < 100, non conçu pour la puissance statistique confirmative
- Auto-Ac RCPG : auto-anticorps dirigés contre les récepteurs couplés aux protéines G (cibles de BC007)
- SIM01 : synbiotique multi-souches (Bifidobacterium adolescentis, Lacticaseibacillus rhamnosus, Bifidobacterium longum + prébiotiques) développé par CUHK
- NAD+ (Nicotinamide Adenine Dinucleotide) : coenzyme central de la production énergétique mitochondriale, précurseur ciblé par le nicotinamide riboside
Introduction Des centaines d'essais cliniques sur le Covid long sont enregistrés sur ClinicalTrials.gov. Pourtant, seul un petit nombre a réellement publié des résultats dans des revues à comité de lecture. Cet article présente les essais randomisés contrôlés vérifiés avec NCT et PMID, sans extrapolation : sept ont publié en 2024 et 2025, cinq de plus en 2026, deux axes thérapeutiques montrent des signaux positifs, deux sont négatifs, et deux essais majeurs restent à lire.
Pourquoi si peu de résultats publiés malgré des centaines d'essais enregistrés ?
📊 Décompte ClinicalTrials.gov du 22/10/2026Plus de 700 études mentionnant « Long COVID » ou « PASC » sont enregistrées sur ClinicalTrials.gov (765 au 22/10/2026, dont 518 interventionnelles). Pourtant, peu d'essais randomisés contrôlés ont publié leurs résultats dans des revues à comité de lecture : ceux qui l'ont fait sont détaillés plus bas. Le Covid long désigne un ensemble de symptômes persistants aux mécanismes multiples, décrits dans une revue de référence[1].
Du côté des personnes concernées, ce vide se ressent directement. Dans un sondage mené auprès de 614 d'entre elles, 36 % déclarent qu'aucune stratégie ne les améliore. C'est la troisième réponse la plus citée, juste derrière le repos et le sommeil.
Plusieurs facteurs expliquent ce décalage. Le Covid long est une condition récente dont la définition phénotypique reste hétérogène d'un essai à l'autre. Les critères de jugement primaire varient considérablement. Les délais de recrutement ont été prolongés dans de nombreux essais débutés en 2021-2022. Et une fraction non négligeable des enregistrements correspond à des essais pilotes ou observationnels qui ne produiront pas de données de niveau RCT.
De nombreuses synthèses publiées en ligne présentent des NCT, auteurs et journaux plausibles mais incorrects sur les essais Covid long. Avant toute décision clinique ou éditoriale, vérifier systématiquement le PMID sur PubMed et le NCT sur ClinicalTrials.gov. Cet article n'utilise que des références croisées sur les deux bases.
La cartographie ci-dessous présente uniquement les essais randomisés dont les résultats sont publiés et vérifiables : six vérifiés au 24 avril 2026, deux ajoutés le 7 septembre 2026 sur l'axe viral (PAX LC et RECOVER-VITAL). S'y ajoutent trois essais en cours dont les publications sont attendues.
Axe viral : Paxlovid (STOP-PASC, PAX LC, RECOVER-VITAL) : trois résultats négatifs
🔴 3 RCT négatifs : JAMA Intern Med 2024 · Lancet Infect Dis 2025 · Lancet Infect Dis 2026La persistance virale est l'une des hypothèses mécanistiques les plus discutées dans le Covid long. Des réservoirs de SARS-CoV-2 ou de fragments viraux persisteraient dans certains tissus et entretiendraient l'inflammation chronique. Si cette hypothèse est correcte, un antiviral actif contre le SARS-CoV-2 devrait réduire la charge virale persistante et améliorer les symptômes[2].
L'essai STOP-PASC a testé cette hypothèse avec le nirmatrelvir/ritonavir (Paxlovid®) chez 155 personnes avec Covid long actif, dans le service de post-COVID de Stanford. Résultat : aucune différence significative versus placebo sur 6 symptômes PASC à 10 semaines (fatigue, brain fog, dyspnée, palpitations, insomnie, myalgies post-effort).
Nuance méthodologique importante : l'essai a été arrêté prématurément avant d'atteindre son recrutement cible : il est donc sous-puissant (underpowered) pour détecter un effet de taille modeste. Ce résultat négatif ne clôt pas la question de la persistance virale ; il indique que ce protocole spécifique (15 jours, PASC établi ≥3 mois) est insuffisant.
Donnée complémentaire issue des méta-analyses : les antiviraux administrés en phase aiguë (dans les 5 jours suivant le diagnostic) réduisent en revanche le risque de développer un PASC d'environ 27 % (Choi et al., J Clin Med 2023 ; He et al., Front Pharmacol 2024). La fenêtre thérapeutique change tout.
Cet essai ne réfute pas l'hypothèse de la persistance virale elle-même. Il suggère simplement que 15 jours de nirmatrelvir/ritonavir seul, à cette dose et dans cette population, est insuffisant pour modifier le cours du Covid long.
Un second essai a rendu le même résultat sur la même molécule. PAX LC (Sawano M et al., 100 participants, essai décentralisé conduit dans les 48 États contigus des États-Unis) n'a montré aucune différence significative sur le score physique PROMIS-29 à 28 jours, son critère principal : différence ajustée −0,55 (IC 95 % −2,32 à 1,21 ; p = 0,54)[10].
L'objection de la durée a depuis été testée, et elle ne tient pas. L'essai RECOVER-VITAL (Baden LR et al., 959 participants analysés, 69 centres américains, 15 contre 25 jours de nirmatrelvir-ritonavir contre placebo-ritonavir), publié le 31 août 2026 dans The Lancet Infectious Diseases, ne montre aucun bénéfice significatif sur son critère principal à 90 jours, sur aucun des trois profils symptomatiques évalués (cognitif, dysautonomique, intolérance à l'effort), à aucune des deux durées[9].
Deux objections restent non testées : une intervention plus précoce, et une dose unitaire plus élevée, la dose étant restée de 300 mg de nirmatrelvir deux fois par jour dans tous les bras actifs. Des essais sélectionnant les participants sur des biomarqueurs de persistance virale restent en cours. Ce que STOP-PASC et PAX LC enseignent vraiment sur le timing et la population est développé séparément.
Axe auto-immunité : BC007 (reCOVer) : signal positif préliminaire, échantillon limité
🟢 RCT positif Phase IIa : EClinicalMedicine 2025 · n=30 uniquementUne fraction des personnes atteintes de Covid long présente des auto-anticorps dirigés contre les récepteurs couplés aux protéines G (Auto-Ac RCPG) : notamment les récepteurs adrénergiques β1/β2 et muscariniques M2/M3, également impliqués dans la dysautonomie et le POTS. BC007 (rovunaptabin) est une molécule aptamère conçue pour neutraliser ces auto-anticorps[3].
L'essai reCOVer (EudraCT 2022-001781-35, Erlangen, Allemagne) est une Phase IIa exploratoire sur 30 participantes et participants Auto-Ac RCPG positifs. Il rapporte des améliorations significatives sur plusieurs scores de fatigue : FACIT (p=0,038), Bell Disability Scale (p=0,0004), FSS (p=0,009).
n=30 uniquement. Phase IIa exploratoire non conçue pour la puissance confirmative. Le registre européen EudraCT 2022-001781-35 est le bon identifiant : BC007 n'a pas de numéro NCT américain. Des critères secondaires n'ont pas atteint la significativité. La revue The Sick Times (publication spécialisée Covid long) a qualifié cet essai de « failed trial » sur certains critères. Ces données restent préliminaires et nécessitent confirmation dans un essai de Phase III plus large.
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Essayer l'app gratuitementAxe microbiote : SIM01 et synbiotiques : les données les plus solides à ce jour
🟢 2 RCT publiés : Lancet Infect Dis 2024 & Eur J Nutr 2024La dysbiose intestinale est documentée chez la majorité des personnes atteintes de Covid long, avec une réduction des souches productrices de butyrate et une surreprésentation de bactéries pro-inflammatoires. L'axe microbiote-intestin-cerveau est une hypothèse mécanistique solide pour expliquer la fatigue et le brain fog persistants[4].
L'essai RECOVERY-probiotics (CUHK, Hong Kong, NCT04950803) est un essai randomisé contrôlé de grande taille dans le Covid long (463 participantes et participants), à résultats positifs sur ses critères de symptômes. Sur 463 participantes et participants répartis en deux groupes (SIM01 synbiotique versus placebo) sur 6 mois, il rapporte des améliorations significatives de la fatigue, des troubles mnésiques, du brain fog et des symptômes gastro-intestinaux (fatigue p=0,0001 ; difficultés de concentration p<0,0001 ; troubles mnésiques p=0,0024 ; symptômes gastro-intestinaux p=0,0014)[4].
Un second essai, plus petit (n=26, NCT06013072, Ranisavljev M et al., Eur J Nutr 2024[5]), a exploré un synbiotique différent dans une population EM/SFC post-COVID. Il rapporte des améliorations du malaise post-effort (post-exertional malaise) et de certains métabolites cérébraux mesurés par spectroscopie. Ces résultats sont préliminaires en raison de la petite taille d'échantillon.
SIM01 n'est pas commercialisé tel quel en Europe. Des formulations synbiotiques avec des souches comparables (Bifidobacterium adolescentis, Lacticaseibacillus rhamnosus, Bifidobacterium longum) existent sur le marché mais l'extrapolation directe depuis l'essai CUHK vers des produits commerciaux nécessite la vérification de la composition et de la viabilité bactérienne à la date de consommation.
Limite structurelle à garder en tête : le commentaire de Raman & Ramasamy (Lancet Infect Dis, même numéro, 2023) souligne que les améliorations observées portent sur des symptômes auto-rapportés et ne se traduisent pas par un gain mesurable de qualité de vie (QoL) ni de capacité fonctionnelle à 6 mois. L'essai repose par ailleurs sur une cohorte monocentrique hongkongaise, majoritairement post-Omicron vaccinée : la transposabilité à une cohorte européenne Delta/Wuhan reste non établie. L'axe microbiote reste l'axe avec le meilleur rapport signal/preuve disponible dans le Covid long à ce jour, mais ce signal est symptomatique, pas fonctionnel.
Axe inflammation : Colchicine : résultat négatif à 52 semaines
🔴 RCT négatif : JAMA Intern Med 2025 · n=346L'inflammation systémique chronique, avec des taux élevés de CRP, IL-6 et activation du complément, est documentée chez une proportion des personnes atteintes de Covid long. La colchicine, anti-inflammatoire inhibant l'inflammasome NLRP3 et la polymérisation des microtubules, avait montré un bénéfice dans les complications cardiovasculaires post-COVID aigu[6].
L'essai contrôlé randomisé de Bassi A et al. (Inde, registre CTRI/2021/11/038234, n=346) a suivi des personnes atteintes de Covid long sur 52 semaines avec colchicine versus placebo. Résultats négatifs sur tous les critères primaires : test de marche des 6 minutes (6MWT), qualité de vie, fatigue et marqueurs inflammatoires (CRP, IL-6).
À noter : la colchicine a également été testée dans l'essai STIMULATE-ICP (Royaume-Uni, n=778), publié le 8 juillet 2026 dans The Lancet Infectious Diseases, en association avec le rivaroxaban et la famotidine/loratadine. À 12 semaines, la colchicine et l'association famotidine/loratadine montrent un avantage statistique faible et non durable : les différences ne persistent pas à 24 semaines, et l'écart entre groupes reste faible (environ 1,5 point sur l'échelle de fatigue), alors qu'une baisse de 4,3 points est survenue dans tous les groupes, y compris sans médicament ; le rivaroxaban n'atteint pas la significativité. Voir le détail dans « Résultat récent à noter » ci-dessous.[11]
Axe mitochondrial : Nicotinamide Riboside : NAD+ augmenté, résultats cliniques neutres
🟡 RCT neutre : EClinicalMedicine 2025 · n=58Le déficit en NAD+ est une hypothèse mécanistique séduisante dans le Covid long : l'infection aiguë par SARS-CoV-2 active massivement les PARPs et la CD38, deux enzymes consommant le NAD+. Des données observationnelles documentent des taux de NAD+ abaissés dans les cellules mononucléées du sang périphérique de patients Long COVID[7].
L'essai de Wu CY et al. (MGH Boston, NCT04809974, n=58) a comparé le nicotinamide riboside (NR) au placebo sur 12 semaines. Résultat pharmacologique confirmé : le NAD+ sanguin augmente significativement dans le groupe NR. Mais aucune différence significative versus placebo n'est observée sur les critères cliniques primaires (cognition, fatigue, sommeil). Des analyses exploratoires non pré-spécifiées suggèrent des bénéfices potentiels dans des sous-groupes, ce qui justifie des essais de confirmation.
Cet essai illustre une limite fréquente des études basées sur un seul biomarqueur : augmenter le NAD+ sanguin ne suffit pas à produire une amélioration clinique mesurable dans ce contexte. Cela ne réfute pas la biologie sous-jacente mais signifie que l'hypothèse NAD+ est plus complexe qu'un simple déficit à corriger par supplémentation orale.
Essais en cours à surveiller en 2026
🔵 Essais Phase 3 : résultats attendus 2026Trois essais de grande envergure restent en cours et susceptibles de remodeler la prise en charge du Covid long. Deux ont une échéance annoncée en 2026-2027, le troisième ne communique pas de date. Un quatrième essai, STIMULATE-ICP, a publié ses résultats le 8 juillet 2026 : voir « Résultat récent à noter » plus bas.
Résultat récent à noter
🟢 RCT publié 2026 : résultats disponiblesFait établi : sept essais randomisés contrôlés ont publié des résultats vérifiables dans le Covid long en 2024 et 2025, et cinq de plus en 2026 (REVIVE-TOGETHER, l'essai coréen metformine contre acide ursodésoxycholique, RECOVER-VITAL, STIMULATE-ICP, et ACTIV-6 qui porte sur la prévention pendant l'infection aiguë et non sur un Covid long déjà installé). Le microbiote est l'axe avec le plus grand effectif et les résultats les plus cohérents entre deux essais indépendants.
Hypothèse étayée : l'auto-immunité RCPG est un mécanisme physiopathologique plausible dans un sous-groupe de patients, avec un signal positif préliminaire (BC007, n=30) qui justifie une Phase III.
Spéculation : l'extrapolation directe de ces résultats vers une recommandation de prise en charge individuelle dépasse les données disponibles. La plupart des essais publiés présentent des effectifs insuffisants pour des analyses de sous-groupes robustes par phénotype clinique (dysautonomie, MCAS, EM/SFC, etc.).
Limite structurelle principale : l'hétérogénéité phénotypique du Covid long rend difficile toute méta-analyse. Un patient POTS-dominant, un patient EM/SFC-dominant et un patient avec microbiote perturbé dominant ne devraient pas être traités de la même façon, et la majorité des essais publiés recrutent encore sans stratification phénotypique préalable. RECOVER-VITAL constitue toutefois une exception partielle : éligibilité et analyse y étaient organisées autour de trois clusters symptomatiques (cognitif, dysautonomique, intolérance à l'effort), une stratification clinique différente d'une sélection fondée sur un biomarqueur.
Ce qu'il faut retenir
Sur les sept essais randomisés publiés et vérifiés en 2024 et 2025, deux axes montrent des signaux positifs (microbiote et auto-immunité via les récepteurs couplés aux protéines G [RCPG]), deux sont négatifs (Paxlovid, colchicine), un est neutre sur les critères cliniques (NR : nicotinamide riboside / NAD+ : nicotinamide adénine dinucléotide).
Les cinq essais publiés en 2026 ajoutent un signal positif modeste (fluvoxamine sur la fatigue), un signal statistique faible et transitoire (colchicine et famotidine/loratadine dans STIMULATE-ICP, non maintenu à 24 semaines) et deux résultats négatifs pour la metformine donnée sur un Covid long déjà installé.
Trois essais restent à lire : REVERSE-LC (baricitinib), l'essai sur la naltrexone à faible dose (LDN, terminé mais pas encore publié) et la plateforme néerlandaise RECLAIM, qui ne communique pas de date.
Un résultat d'essai clinique ne se transforme pas directement en protocole personnel. L'usage le plus sûr de cet article est de repérer quelles pistes sont positives, négatives ou encore en attente, puis de les discuter selon votre phénotype dominant : PEM, POTS, troubles digestifs, activation mastocytaire, auto-immunité ou brouillard mental.
Questions fréquentes
Quels essais cliniques sur le Covid long ont publié des résultats ?
Le Paxlovid est-il efficace contre le Covid long ?
Les probiotiques peuvent-ils améliorer le Covid long ?
Quand sont attendus les résultats des grands essais en cours ?
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Essayer l'app gratuitementSynthèse du niveau de preuve : 6 essais + revues systématiques (Zeraatkar et al., BMJ 2024)
| Affirmation | Niveau | Appui |
|---|---|---|
| Nirmatrelvir/ritonavir n'améliore pas le PASC établi | Fort | RCT double-aveugle n=155 + méta-analyse (Geng 2024, He 2024) |
| Antiviraux précoces (phase aiguë) réduisent le risque PASC de ~27 % | Fort | Méta-analyse (Choi 2023, He 2024) |
| SIM01 améliore des symptômes sélectifs, sans gain de QoL ni de fonction | Modéré | RCT n=463, monocentrique (Lau 2023 ; Raman & Ramasamy 2023) |
| La plupart des agents pharmacologiques montrent peu ou pas d'effet | Modéré | Revues systématiques (Zeraatkar BMJ 2024, Chee 2022) |
| Rééducation / TCC : bénéfice modéré sur fatigue et QoL | Modéré | Evidence de certitude modérée, plusieurs RCTs (Zeraatkar BMJ 2024) |
| BC007/rovunaptabin : efficacité non établie | Faible | Phase IIa n=30, aucune donnée publiée post-2024 (Toepfner 2024) |
Lacunes de recherche identifiées
Nombre d'essais publiés par domaine et type d'intervention. GAP = absence totale de données RCT.
| Critère / Population | Médicaments | Synbiotiques | Rééducation | Pédiatrie |
|---|---|---|---|---|
| Fatigue | 4 | 2 | 3 | GAP |
| Déficit cognitif | 4 | 2 | 1 | GAP |
| Qualité de vie | 4 | 1 | 2 | GAP |
| Symptômes digestifs | 1 | 2 | GAP | GAP |
| Population pédiatrique | GAP | GAP | GAP | 1 |
Source : Zeraatkar D et al. BMJ. 2024;387:e081318 : living systematic review. Données complétées par l'analyse Consensus AI (avril 2026).
Sources
- Davis HE, McCorkell L, Vogel JM, Topol EJ. Long COVID : major findings, mechanisms and recommendations. Nat Rev Microbiol. 2023;21(3):133–146. doi:10.1038/s41579-022-00846-2 ; PMID 36639608
- Geng LN, Bonilla H, Hedlin H, et al. Nirmatrelvir-ritonavir and symptoms in adults with post-acute sequelae of SARS-CoV-2 infection : the STOP-PASC randomized clinical trial. JAMA Intern Med. 2024;184(9):1024–1034. doi:10.1001/jamainternmed.2024.2007 ; PMID 38848477 · NCT05576662
- Hohberger B, Ganslmayer M, Harrer T, et al. Safety, tolerability and clinical effects of rovunaptabin, also known as BC007, on fatigue and quality of life in patients with Post-COVID syndrome (reCOVer): a prospective, exploratory, placebo-controlled, double-blind, randomised phase IIa clinical trial (RCT). EClinicalMedicine. 2025;86:103358. doi:10.1016/j.eclinm.2025.103358 ; PMID 40735347 · EudraCT 2022-001781-35
- Lau RI, Su Q, Lau ISF, et al. A synbiotic preparation (SIM01) for post-acute COVID-19 syndrome in Hong Kong (RECOVERY) : a randomised, double-blind, placebo-controlled trial. Lancet Infect Dis. 2024;24(3):256–265. doi:10.1016/S1473-3099(23)00685-0 ; PMID 38071990 · NCT04950803
- Ranisavljev M, Stajer V, Todorovic N, et al. The effects of 3-month supplementation with synbiotic on patient-reported outcomes, exercise tolerance, and brain and muscle metabolism in adult patients with post-COVID-19 chronic fatigue syndrome (STOP-FATIGUE): a randomized Placebo-controlled clinical trial. Eur J Nutr. 2024;64(1):28. doi:10.1007/s00394-024-03546-0 ; PMID 39592468 · NCT06013072
- Bassi A, Devasenapathy N, Thankachen SS, et al. Effectiveness of colchicine for the treatment of long COVID : a randomized clinical trial. JAMA Intern Med. 2025;185(12):1462–1470. doi:10.1001/jamainternmed.2025.5408 ; PMID 41114999 · CTRI/2021/11/038234
- Wu CY, Reynolds WC, Abril I, et al. Effects of nicotinamide riboside on NAD+ levels, cognition, and symptom recovery in long-COVID : a randomized controlled trial. EClinicalMedicine. 2025;89:103633. doi:10.1016/j.eclinm.2025.103633 ; PMID 41357333 · NCT04809974
- Naik H, Cooke E, Boulter T, et al. Protocol for a randomised controlled trial of low-dose naltrexone for post-COVID-19 condition (OVERCOME). BMJ Open. 2024;14(5):e085272. doi:10.1136/bmjopen-2024-085272 ; PMID 38740499 · NCT05430152
- Baden LR, Shah NS, Liu STH, et al. Nirmatrelvir-ritonavir targeting viral persistence in post-COVID-19 condition (long COVID) in the USA (RECOVER-VITAL) : a randomised, double-blind, placebo-controlled, phase 2 trial. Lancet Infect Dis. 2026;publication en ligne du 31 août 2026. doi:10.1016/S1473-3099(26)00406-8 ; PMID 42673984 · NCT05595369
- Sawano M, Bhattacharjee B, Caraballo C, et al. Nirmatrelvir-ritonavir versus placebo-ritonavir in individuals with long COVID in the USA (PAX LC) : a double-blind, randomised, placebo-controlled, phase 2, decentralised trial. Lancet Infect Dis. 2025;25(8):936–946. doi:10.1016/S1473-3099(25)00073-8 ; PMID 40188838 · NCT05668091
- STIMULATE-ICP consortium. Efficacy and safety of rivaroxaban, colchicine, and famotidine-loratadine with specialist supportive clinical care for fatigue in patients with post-COVID-19 condition in the UK : a multisite, open-label, randomised controlled trial. Lancet Infect Dis. 2026;publication en ligne du 8 juillet 2026. doi:10.1016/S1473-3099(26)00242-2 ; PMID 42419335 · ISRCTN10665760