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Covid long : hyperbare, aphérèse, EECP, thermothérapie, que dit la science ?

Caisson d'oxygénothérapie hyperbare et matériel d'aphérèse en environnement clinique

Oxygéner les tissus, filtrer le plasma, améliorer la microcirculation ou exposer le corps à la chaleur : plusieurs stratégies séduisantes pour le Covid long, mais avec des niveaux de preuve très différents. Voici ce que montrent réellement les essais publiés à ce jour, technique par technique.

Ce que vous allez comprendre

Hyperbare : protocole optimal inconnu

Un essai à 40 séances est positif, deux essais à 10 séances sont négatifs. Personne n'a comparé les deux protocoles dans le même essai.

Échange plasmatique : négatif

Le seul essai contrôlé publié (n=50) ne montre aucun bénéfice clinique, malgré un geste sûr et bien maîtrisé.

Immunoadsorption : cible atteinte, symptômes inchangés

L'essai IAMPOCO (n=40) est négatif, alors que les auto-anticorps visés ont bien diminué.

EECP : signal favorable, preuve incomplète

Plusieurs cohortes rapportent une amélioration, mais aucun essai contrôlé n'est encore publié et l'essentiel du signal vient de l'industrie du dispositif.

Thermothérapie : prometteur, mais pas pour tout le monde

Un essai contrôlé positif pour la balnéothérapie, mais un vrai risque d'aggravation aiguë chez les phénotypes dysautonomiques (POTS, hypovolémie).

Cryothérapie corps entier : données trop précoces

Une petite série rapporte des améliorations, mais toujours associée à l'exercice et au soutien nutritionnel. Aucun essai randomisé n'a isolé son effet propre dans le Covid long.

Glossaire rapide
  • Aphérèse : technique qui fait circuler le sang hors du corps à travers un filtre pour en retirer certains composants, avant de le restituer.
  • Traitement sham (placebo) : séance simulée, identique en apparence au traitement réel mais sans son principe actif, utilisée comme comparateur pour isoler l'effet placebo.
  • Auto-anticorps : anticorps produits par erreur par le système immunitaire contre des protéines de son propre organisme.

Oxygénothérapie hyperbare : des essais randomisés, une synthèse qui doute

🟠 40 séances, signal positif ; 10 séances, deux essais négatifs

Un essai randomisé de 40 séances rapporte des bénéfices à court terme sur la cognition, l'énergie et le sommeil ; un suivi non contrôlé de 31 participants suggère que certains bénéfices pourraient persister à un an. Deux essais randomisés plus récents utilisant seulement 10 séances ne retrouvent en revanche aucun bénéfice par rapport à un traitement simulé, et personne n'a comparé les deux protocoles dans le même essai.

Sous une pression supérieure à la pression atmosphérique, l'oxygène se dissout en quantité bien plus importante dans le plasma, indépendamment de l'hémoglobine, et atteint des tissus mal oxygénés par hypoxie locorégionale. Cette alternance hyperoxie/normoxie déclenche des gènes impliqués dans l'angiogenèse et module l'inflammation, un mécanisme documenté de longue date en médecine hyperbare[1].

Un essai randomisé contrôlé contre sham, mené en Israël chez 73 participants (37 sous HBOT, 36 sous sham), a rapporté des améliorations significatives de la cognition globale, de l'attention, de l'énergie, du sommeil, des symptômes psychiatriques et de la douleur après 40 séances quotidiennes[2]. Un suivi à un an, portant uniquement sur les 31 patients ayant reçu l'HBOT et sans groupe de comparaison à ce stade, retrouve une amplitude d'amélioration similaire à l'évaluation initiale[3] : un signal de persistance dans le groupe traité, pas le maintien d'un contrôle randomisé.

Deux essais plus récents, utilisant un protocole plus court de 10 séances, ne retrouvent en revanche aucun bénéfice :

  • HOT-LoCO (Suède, n=80) : randomisé contre sham, aucune différence significative sur la fonction physique ou les limitations liées à la santé physique (43 effets indésirables chez 49 % des participants sous HBOT, contre 38 effets indésirables chez 44 % sous sham)[4].
  • Essai belge (n=101) : quatre combinaisons de pression et de fraction d'oxygène testées, aucune différence entre les groupes sur les symptômes, les scores fonctionnels ou les tests cognitifs[5].

Une revue systématique vivante publiée dans le BMJ, qui évalue 24 essais randomisés toutes interventions confondues avec une méthodologie GRADE stricte, classe l'oxygénothérapie hyperbare parmi les interventions sans preuve convaincante à l'échelle de l'ensemble des essais disponibles[6]. Une conclusion cohérente avec les deux essais négatifs à 10 séances, mais qui ne teste pas directement le protocole à 40 séances de l'essai positif.

40 séances vs 10 séances Deux protocoles d'oxygénothérapie hyperbare dans le Covid long jamais comparés directement : l'essai à 40 séances rapporte des bénéfices sur la cognition, l'énergie et le sommeil, tandis que deux essais randomisés à 10 séances, portant au total sur 181 participants, ne retrouvent aucune différence par rapport à un traitement simulé. 40 séances vs 10 séances 40 séances (1 RCT, n=73) Cognition, attention, exécutif Énergie, sommeil, douleur Signal maintenu à 1 an (n=31) Zilberman-Itskovich et al. 2022, RCT contrôlé sham VS 10 séances (2 RCT, n=181) Aucune différence vs sham 4 doses testées, toutes négatives Cohérent avec synthèse BMJ HOT-LoCO 2025 + D'hoore et al. 2025, 2 RCT contrôlés sham
Aucun essai n'a comparé 10 et 40 séances tête-à-tête : le nombre de séances reste un modificateur d'effet plausible, jamais testé directement.
Le nombre de séances change peut-être tout, mais personne n'a testé 10 séances contre 40 dans le même essai.

👁️ L'œil du Docteur en pharmacie

Certains médicaments imposent une prudence particulière sous oxygénothérapie hyperbare : la bléomycine, une chimiothérapie, majore le risque de toxicité pulmonaire sous hyperoxie, un mécanisme bien documenté qui justifie une fenêtre d'arrêt avant toute séance. Le disulfirame abaisse également le seuil de toxicité neurologique de l'oxygène hyperbare. Un point à signaler systématiquement au centre hyperbare avant toute séance, en particulier en cas d'antécédent oncologique.

Échange plasmatique (TPE) : retirer les auto-anticorps du sang

🔴 Essai randomisé sham négatif : aucun bénéfice clinique démontré

L'échange plasmatique retire du sang les auto-anticorps et les complexes immuns circulants, mais le seul essai randomisé contrôlé contre placebo mené à ce jour dans le Covid long est négatif sur tous les critères d'efficacité évalués.

L'échange plasmatique fait circuler le plasma du patient à travers un séparateur puis le remplace par de l'albumine, emportant avec lui de façon non sélective les auto-anticorps, les complexes immuns et une partie des médiateurs inflammatoires circulants. C'est un geste ancien et bien maîtrisé en néphrologie et en neurologie auto-immune, ce qui explique son extrapolation rapide au Covid long dès lors que l'hypothèse auto-immune a émergé.

Un essai de phase II, randomisé, en double aveugle, contrôlé contre échange plasmatique simulé, a été mené en Espagne chez 50 participants avec Covid long, six séances par bras, suivi de 90 jours (NCT05445674).

Publié dans Nature Communications en février 2025, il ne retrouve aucune différence entre les deux groupes sur le statut fonctionnel, la symptomatologie, la fatigue, la qualité de vie ou les tests neurocognitifs : l'échange plasmatique est sûr, mais n'apporte pas d'amélioration décelable du Covid long dans cette population non sélectionnée[7].

Ce que le suivi rend visible

Un score de fatigue mesuré une seule fois avant et après une aphérèse ne dit rien de la variabilité naturelle du Covid long. Un suivi quotidien des ressentis permet de resituer une amélioration ponctuelle dans le contexte des bons et mauvais jours habituels, avant de l'attribuer à un traitement.

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Ce que retire l'échange plasmatique L'échange plasmatique fait circuler le sang à travers un séparateur qui retire de façon non sélective les auto-anticorps, les complexes immuns et les médiateurs inflammatoires, avant restitution. L'essai de phase II randomisé contre placebo ne retrouve cependant aucun effet clinique sur les symptômes du Covid long. Ce que retire l'échange plasmatique Sang du patient Séparateur (filtre) Ce qui est retiré Auto-anticorps Complexes immuns Médiateurs inflammatoires Effet clinique Négatif (RCT publié, n=50)
Le mécanisme retire plusieurs composants du sang de façon non sélective ; l'essai randomisé qui a testé l'effet clinique final est négatif.
Retirer des auto-anticorps du sang est un geste technique maîtrisé. Le seul essai contrôlé qui l'a testé montre que cela ne suffit pas à améliorer le Covid long.

⚠️ Avertissement

L'échange plasmatique n'est pas un geste anodin : il nécessite un abord veineux de gros calibre, une anticoagulation pendant la séance et une stabilité hémodynamique suffisante. Il est contre-indiqué en cas d'allergie connue à l'albumine ou au plasma, de septicémie active ou de trouble sévère de la coagulation. En dehors d'un essai clinique encadré, ce geste n'a pas sa place dans une prise en charge du Covid long en l'état actuel des données.

Immunoadsorption : les auto-anticorps diminuent, pas les symptômes

🔴 Essai randomisé négatif — malgré la baisse confirmée des auto-anticorps

L'immunoadsorption élimine bien les auto-anticorps ciblés contre les récepteurs couplés aux protéines G, mais l'essai randomisé contrôlé contre sham ne montre aucun bénéfice clinique associé à cette élimination.

Contrairement à l'échange plasmatique, l'immunoadsorption fait passer le plasma sur une colonne d'adsorption au tryptophane, qui déplète préférentiellement les immunoglobulines circulantes (dont les auto-anticorps anti-récepteurs couplés aux protéines G étudiés ici), sans retirer les autres protéines plasmatiques. L'essai IAMPOCO, mené à l'université de Mayence, a randomisé 40 participants avec Covid long dans un protocole croisé en simple aveugle : cinq séances d'immunoadsorption puis, après huit semaines de sevrage, cinq séances simulées, ou l'inverse.

Publié en juin 2026 dans The Lancet Regional Health – Europe, il ne retrouve aucune différence entre les deux périodes sur :

  • le score fonctionnel post-Covid ;
  • la fatigue (MFI-20, échelle de Chalder) ;
  • le niveau fonctionnel et l'incapacité globale (échelle de Bell) ;
  • la cognition (MoCA) ;
  • la force de préhension.

Les auto-anticorps anti-récepteurs couplés aux protéines G, eux, ont bien diminué sous immunoadsorption et pas sous traitement simulé : la cible biologique a été atteinte, sans traduction clinique[8].

Si les auto-anticorps chutent mais que les symptômes ne bougent pas, étaient-ils vraiment le moteur de la maladie ?

Ce résultat contraste avec une étude de cohorte ouverte, sans bras contrôle, menée à la Charité de Berlin chez des personnes avec un tableau d'EM/SFC post-Covid et des auto-anticorps β2-adrénergiques élevés : sur 20 participants ayant reçu cinq séances d'immunoadsorption répétées, 70 % ont amélioré leur score de fonction physique de façon cliniquement significative, avec un gain maintenu à six mois[9][10].

L'écart entre ces deux résultats illustre un piège classique de l'évaluation clinique : sans bras placebo, une amélioration observée après une intervention lourde peut refléter l'effet placebo, la régression vers la moyenne ou l'évolution naturelle de la maladie, plutôt qu'un effet spécifique du traitement.

⚠️ Prudence d'interprétation

Une cohorte ouverte de 20 patients avec 70 % de répondeurs est un signal encourageant, mais elle ne peut pas remplacer un essai contrôlé : c'est justement la comparaison avec IAMPOCO, randomisé et négatif sur la même intervention, qui permet de mesurer l'écart entre un résultat observationnel prometteur et un résultat obtenu en conditions contrôlées.

Une autre piste invoquée pour justifier l'aphérèse dans le Covid long est l'hypothèse des micro-caillots amyloïdes (« microclots ») : des complexes de fibrine mal repliée, résistants à la fibrinolyse normale, rapportés chez des personnes avec un Covid long et associés à une hypercoagulabilité mesurable, principalement décrits à ce jour par une même équipe de recherche[11]. Cette piste, ses mécanismes et ses implications sont détaillés dans un article dédié : Micro-thrombi et Covid long, mécanismes et symptômes.

L'aphérèse de type H.E.L.P. (précipitation extracorporelle du LDL et du fibrinogène induite par l'héparine), qui retire notamment le fibrinogène, est parfois proposée sur cette base : à ce jour, aucun essai contrôlé publié ne teste spécifiquement cette technique dans le Covid long, l'extrapolation reposant uniquement sur la plausibilité du mécanisme.

Le réseau moléculaire du micro-caillot Le micro-caillot amyloïde associe le fibrinogène mal replié à des protéines amyloïdogènes comme la protéine sérique amyloïde A, des complexes immuns issus des pièges extracellulaires de neutrophiles, et des plaquettes activées, formant une structure résistante à la fibrinolyse normale. Le réseau moléculaire du micro-caillot Micro-caillot amyloïde Fibrinogène Protéines amyloïdogènes Complexes immuns Plaquettes activées
Le micro-caillot amyloïde n'est pas un caillot classique : c'est un assemblage de plusieurs molécules, résistant à la dégradation normale.

À retenir en pratique

Si une aphérèse vous est proposée pour le Covid long en dehors d'un essai clinique enregistré, il est légitime de demander sur quelles données précises repose la proposition : les deux essais randomisés contrôlés disponibles à ce jour (échange plasmatique, immunoadsorption) sont négatifs sur leurs critères cliniques, malgré une cible biologique parfois bien atteinte.

EECP : un signal observationnel qui s'étoffe, toujours sans essai contrôlé

🟠 Signal observationnel favorable, aucun essai randomisé contrôlé

L'EECP améliore la microcirculation par un mécanisme hémodynamique bien caractérisé en cardiologie ; dans le Covid long, plusieurs cohortes observationnelles rapportent une amélioration cohérente de la fatigue et de la capacité fonctionnelle, mais aucun essai randomisé contrôlé n'a encore été publié, et la majorité de ces données proviennent d'équipes liées à l'industrie du dispositif.

L'EECP consiste à gonfler séquentiellement des manchons pneumatiques autour des mollets, cuisses et fessiers, synchronisés sur l'électrocardiogramme pour se gonfler pendant la diastole cardiaque. Ce gonflement augmente la pression diastolique et la perfusion coronaire et périphérique, un mécanisme validé de longue date dans l'angor réfractaire.

Les premiers signaux remontent à deux rapports de cas publiés en 2021, décrivant une amélioration du brouillard mental et de la fatigue chez une patiente présentant un POTS post-Covid et chez une autre présentant une dyspnée persistante, après une quinzaine de séances chacune, étalées sur plusieurs semaines[12][13].

Depuis, plusieurs cohortes rétrospectives et un essai pilote sont venus étoffer ce signal initial :

  • Cohorte rétrospective (n=16, 2022) : 15 à 35 séances, amélioration significative de la fatigue (PROMIS), de la capacité fonctionnelle (DASI) et du test de marche de 6 minutes, sans groupe témoin[14].
  • Étude pilote interventionnelle (n=10, Karolinska, 2023) : patients avec angor et dysfonction microvasculaire post-Covid, amélioration du test de marche, de la fatigue et de la qualité de vie, sans groupe témoin[15].
  • Cohorte rétrospective (n=80, 2024) : amélioration cognitive objective chez les patients présentant un trouble cognitif documenté au départ, sans groupe témoin négatif[16].
  • Cohorte rétrospective (n=231, 2024) : la plus large série publiée à ce jour, amélioration significative de la fatigue, de l'angor, de la dyspnée et de la capacité fonctionnelle, sans groupe témoin[17].

Les rapports de cas initiaux et trois des quatre cohortes ultérieures partagent des auteurs affiliés à Flow Therapy, une société commercialisant des dispositifs d'EECP : un conflit d'intérêt commercial explicite à prendre en compte. Seule l'étude pilote suédoise en est indépendante. Deux essais randomisés contrôlés contre sham sont enregistrés (NCT05668039, NCT07492953), mais aucun n'a encore publié de résultats : ce signal observationnel reste donc à confirmer en conditions contrôlées.

Six études, un signal qui s'étoffe Chronologie 2021-2024 des six publications EECP dans le Covid long : deux rapports de cas en 2021, puis quatre cohortes ou études pilotes de taille croissante (16, 10, 80 et 231 patients). Cinq des six publications partagent des auteurs affiliés à Flow Therapy, une société commercialisant des dispositifs d'EECP ; seule l'étude pilote suédoise de 2023 en est indépendante. Aucun essai randomisé contrôlé n'a encore publié de résultats. Six études, un signal qui s'étoffe 2021 2024 n=1 Cas 1 (POTS) 2021 n=1 Cas 2 (dyspnée) 2021 n=16 Cohorte rétro. 2022 n=10 Pilote Karolinska 2023 n=80 Cohorte cognition 2024 n=231 Plus large série 2024 0 essai randomisé contrôlé publié à ce jour (2 enregistrés, en attente) Auteurs liés à Flow Therapy (5/6 études) Étude indépendante (1/6)
Cinq des six publications sur l'EECP dans le Covid long partagent des auteurs affiliés à Flow Therapy ; la taille des cercles est proportionnelle à l'effectif de chaque étude.
Un signal cohérent sur six études, mais toujours aucun essai contrôlé, et l'essentiel du signal vient de ceux qui vendent l'appareil.

⚠️ Avertissement

L'EECP est contre-indiquée en cas d'artériopathie périphérique sévère, d'anévrisme aortique, d'insuffisance cardiaque décompensée, de trouble du rythme non contrôlé ou de thrombose veineuse profonde récente. Un bilan cardiovasculaire préalable est indispensable avant toute séance, quel que soit le contexte d'utilisation.

Thermothérapie et sauna : bénéfice vasculaire potentiel, risque dysautonomique immédiat

🟠 Signal exploratoire pour la balnéothérapie et l'hyperthermie corps entier, aucune donnée directe pour le sauna classique

La chaleur répétée est une piste distincte des trois précédentes, avec un rationnel vasculaire réel, mais elle regroupe trois interventions différentes qu'il ne faut pas confondre : le sauna sec, l'hyperthermie corps entier en milieu hospitalier et la balnéothérapie associée à des exercices aquatiques. Dans le Covid long, le signal clinique le plus solide concerne la balnéothérapie, pas le sauna.

La balnéothérapie associée à des exercices aquatiques dispose du niveau de preuve le plus élevé des trois : un essai randomisé contrôlé publié en 2025 a réparti 98 adultes présentant un syndrome post-Covid entre 12 séances sur un mois (n=51) et des soins usuels (n=47). Les domaines énergie/fatigue et douleur du SF-36 se sont significativement améliorés dans le groupe intervention, de même que le sommeil (PSQI) et l'anxiété (HADS). Aucun effet indésirable grave n'a été rapporté, mais dix-sept participants ont signalé une aggravation transitoire de symptômes préexistants, en particulier une fatigue ou un malaise post-effort, surtout lors des premières séances[18]. L'intervention combinant eau thermale et exercice, l'effet ne peut pas être attribué à la chaleur seule.

L'hyperthermie corps entier ne dispose que d'un signal exploratoire : une étude rétrospective 2025 portant sur des patients hospitalisés pour un programme intégratif multimodal incluant l'hyperthermie a montré une amélioration significative de la fatigue (FACIT-F) quatre semaines après la sortie, 63 % des répondants jugeant le traitement efficace. Les patients recevant simultanément plusieurs autres interventions dans ce programme, l'effet propre de l'hyperthermie ne peut pas être isolé ; les auteurs eux-mêmes appellent à un essai randomisé contrôlé pour le confirmer[19].

Le sauna sec proprement dit n'a, à notre connaissance, fait l'objet d'aucune étude publiée spécifiquement dans le Covid long. Les données disponibles viennent de la littérature plus ancienne sur le syndrome de fatigue chronique (EM/SFC) et la fibromyalgie, deux pathologies aux mécanismes proposés partiellement recoupants. Dans l'EM/SFC, un essai pilote japonais a exposé 10 patients à un sauna infrarouge sec à 60 °C pendant 15 minutes suivi de 30 minutes au repos sous couverture, cinq jours par semaine pendant quatre semaines, sans groupe témoin : la fatigue perçue a significativement diminué après le traitement (mais pas pendant), de même que l'humeur et le performance status[20]. Dans la fibromyalgie, une série de 13 patientes traitées par le même protocole a rapporté une réduction de la douleur d'environ moitié dès la première séance, stabilisée après une dizaine de séances, toujours sans groupe témoin[21]. À plus large échelle, une méta-analyse portant sur 167 essais randomisés d'interventions non pharmacologiques dans la fibromyalgie retrouve un effet positif de la balnéothérapie sur le score global d'impact (FIQ), aux côtés de l'exercice et des thérapies psychologiques[22]. Ces données restent des signaux de faible niveau de preuve (pilotes sans comparateur ou interventions combinées), pas une démonstration d'efficacité du sauna isolé.

Le rationnel physiologique mérite néanmoins d'être détaillé, parce qu'il éclaire un paradoxe directement pertinent pour un phénotype dysautonomique. Un essai contrôlé contre immersion neutre (sham) a exposé 20 jeunes adultes sédentaires à 8 semaines d'immersion chaude répétée (40,5 °C, 4 à 5 fois par semaine) : la vasodilatation dépendante de l'endothélium a augmenté, la rigidité artérielle (vitesse de l'onde de pouls aortique) et l'épaisseur intima-média carotidienne ont diminué, et la pression artérielle moyenne a baissé, avec des amplitudes comparables ou supérieures à celles obtenues par l'entraînement physique chez des sujets sédentaires équivalents[23]. Chez des coureurs entraînés, un protocole de sauna post-effort répété sur trois semaines (une douzaine de séances) a par ailleurs augmenté le volume plasmatique de 7 %, une expansion volémique fortement corrélée à l'amélioration de la performance d'endurance observée dans cette même étude[24].

C'est ici qu'apparaît le paradoxe aigu/chronique, et il concerne directement la dysautonomie. En aigu, la chaleur provoque une vasodilatation cutanée majeure qui redistribue le volume sanguin en périphérie, réduit le volume central et déclenche une tachycardie compensatrice : ce mécanisme, bien caractérisé par la littérature sur le stress thermique, réduit la tolérance orthostatique et peut compromettre la perfusion cérébrale[25]. Chez une personne avec un POTS, une hypovolémie ou un pooling veineux déjà présents, une exposition à la chaleur peut donc être mal tolérée dès la première séance. Avec la répétition sur plusieurs semaines, à l'inverse, une adaptation cardiovasculaire de type expansion du volume plasmatique peut se développer, comme le suggèrent les deux études précédentes[23][24]. Aucun essai n'a cependant démontré qu'un protocole de thermothérapie corrige l'hypovolémie ou la dysautonomie chez des personnes avec POTS ou Covid long : cette extrapolation reste, à ce jour, une hypothèse mécanistique et non une donnée clinique.

Un rationnel vasculaire réel, un paradoxe aigu/chronique bien documenté par la physiologie, mais aucune donnée clinique contrôlée qui démontre un bénéfice dans le Covid long ou la dysautonomie.

⚠️ Avertissement

En cas de POTS, d'hypotension orthostatique ou de dysautonomie connue, toute exposition à la chaleur (sauna, hyperthermie, bain chaud prolongé) doit être introduite avec prudence : hydratation et apport sodé préalables, séances courtes, position assise ou allongée disponible, arrêt immédiat au moindre malaise. Un avis médical préalable est recommandé avant d'introduire une thermothérapie répétée dans ce contexte.

🔴 Données préliminaires : petites séries, aucun RCT spécifique Covid long

🧊 Et le froid ? Cryothérapie corps entier : une piste encore très exploratoire

La cryostimulation corps entier, généralement réalisée pendant quelques minutes à des températures inférieures à −100 °C, a également été testée dans le syndrome post-Covid. Les données restent cependant limitées à de très petites séries intégrées à des programmes multidisciplinaires de réadaptation. Une étude de 2023 portant sur 16 patients avec obésité et symptômes post-Covid a rapporté des améliorations fonctionnelles et inflammatoires après quatre semaines, mais les participants recevaient simultanément exercice, intervention nutritionnelle et soutien psychologique : l'effet propre de la cryothérapie ne peut donc pas être déterminé[26]. Aucun essai randomisé contrôlé n'a encore démontré son efficacité spécifique dans le Covid long.

Le rationnel repose notamment sur une modulation aiguë du système autonome, de la vasomotricité et de certaines voies inflammatoires, mais ces effets physiologiques ne démontrent pas un bénéfice clinique durable. Une étude randomisée de 2026 chez 50 hommes sains montre d'ailleurs que des expositions répétées peuvent réduire la pression artérielle et renforcer le contrôle cardiovasculaire autonome[27], mais cela reste une extrapolation très indirecte au Covid long.

Ce que l'on sait, et ce que l'on ne sait pas

Fait établi. L'oxygénothérapie hyperbare dispose d'un essai randomisé contrôlé publié montrant un bénéfice après 40 séances ; deux essais randomisés plus récents utilisant 10 séances ne retrouvent aucun bénéfice. L'échange plasmatique et l'immunoadsorption ont chacun fait l'objet d'un essai randomisé contrôlé contre placebo publié, tous deux négatifs sur les critères cliniques évalués, malgré une élimination confirmée des auto-anticorps ciblés par l'immunoadsorption. La balnéothérapie associée à des exercices aquatiques dispose elle aussi d'un essai randomisé contrôlé publié, positif sur la fatigue et la douleur, avec une aggravation transitoire chez 17 des 51 participants du groupe intervention. Indépendamment du Covid long, la chaleur répétée réduit la tolérance orthostatique en aigu et améliore la fonction endothéliale et la rigidité artérielle à 8 semaines dans un essai contrôlé chez des sujets sédentaires : ces deux mécanismes sont bien caractérisés par la littérature physiologique.

Hypothèse étayée. Le nombre de séances d'oxygénothérapie hyperbare est un modificateur d'effet plausible pour expliquer l'écart entre l'essai positif à 40 séances et les deux essais négatifs à 10 séances, mais cette hypothèse n'a jamais été testée directement : les essais diffèrent aussi par la population, le centre et le protocole de pression/FiO₂. Des particules de fibrine(ogène) mal repliée de type amyloïde et des anomalies de coagulation ont été rapportées dans le Covid long, principalement par une même équipe de recherche ; leur spécificité, leur contribution causale aux symptômes et l'intérêt clinique de leur élimination par aphérèse restent non démontrés. Un rôle de l'auto-immunité post-infectieuse reste par ailleurs cohérent avec plusieurs lignes de données observationnelles, sans qu'un bénéfice clinique d'un traitement ciblé n'ait été démontré en conditions contrôlées. Pour l'EECP, plusieurs cohortes observationnelles non contrôlées rapportent une amélioration cohérente de la fatigue, de la capacité fonctionnelle et de la cognition : un signal réel, mais qui reste à confirmer par un essai randomisé, aucun des deux enregistrés n'ayant encore publié de résultats. Pour l'hyperthermie corps entier et le sauna sec, seuls des signaux exploratoires existent (série de cas multimodale non contrôlée, pilotes sans groupe témoin en EM/SFC et en fibromyalgie) : un effet propre de la chaleur sur la fatigue et la douleur du Covid long est mécanistiquement plausible, mais n'a jamais été isolé dans un essai contrôlé dédié à cette population. L'hypothèse d'une adaptation cardiovasculaire progressive (expansion du volume plasmatique) capable de compenser un phénotype dysautonomique reste elle aussi non démontrée cliniquement, en extrapolation de données obtenues chez des sujets sains ou sportifs.

Spéculation à éviter. Présenter l'aphérèse comme un traitement efficace du Covid long contredit désormais les deux essais randomisés contrôlés disponibles, tous deux négatifs. Présenter l'EECP comme un traitement validé serait tout aussi prématuré : la majorité des données disponibles proviennent d'équipes liées à Flow Therapy, une entreprise commercialisant cette thérapie, un conflit d'intérêt qui n'invalide pas les résultats mais impose une lecture prudente tant qu'aucune réplication indépendante et contrôlée n'existe. Présenter le sauna comme un traitement du Covid long ou de la dysautonomie serait tout aussi prématuré : aucune étude n'a testé le sauna seul dans cette population, et le risque d'aggravation aiguë de l'intolérance orthostatique chez une personne avec POTS ou hypovolémie est, lui, bien établi physiologiquement, alors que le bénéfice à long terme ne l'est pas.

Ce qu'il faut retenir

Sur ces trois approches, l'oxygénothérapie hyperbare est la seule à montrer un bénéfice dans un essai randomisé contrôlé, mais seulement après 40 séances : deux essais plus récents utilisant 10 séances sont négatifs, sans qu'aucun essai n'ait jamais comparé les deux protocoles directement. L'échange plasmatique et l'immunoadsorption ont désormais chacun un essai randomisé contrôlé négatif derrière eux ; pour l'immunoadsorption, les auto-anticorps ciblés ont bien été éliminés, sans que cela se traduise par une amélioration des symptômes. La contre-pulsion externe augmentée (EECP) n'a, à ce jour, aucune donnée contrôlée derrière elle : plusieurs cohortes observationnelles rapportent un signal favorable et cohérent, mais la majorité proviennent d'équipes liées à l'industrie du dispositif, et les deux essais randomisés contre sham enregistrés n'ont pas encore publié de résultats.

Un signal distinct concerne la chaleur répétée : un essai contrôlé positif pour la balnéothérapie associée à des exercices aquatiques, avec des aggravations transitoires signalées par 17 des 51 participants, mais seulement des données exploratoires pour l'hyperthermie corps entier et aucune donnée directe pour le sauna classique dans le Covid long. Le rationnel vasculaire de la chaleur répétée est réel (fonction endothéliale, rigidité artérielle, volume plasmatique), mais il coexiste avec un risque bien établi d'aggravation aiguë de l'intolérance orthostatique chez les phénotypes dysautonomiques (POTS, hypovolémie), ce qui impose la prudence avant toute recommandation.

Ces techniques comportent des contre-indications réelles et ne sont pas des gestes anodins. Envisager l'une d'elles en dehors d'un essai clinique enregistré mérite une discussion avec un professionnel de santé, qui pourra évaluer la balance bénéfice-risque individuelle, plutôt qu'une décision fondée sur un témoignage isolé ou une promesse commerciale.

Éliminer une cible biologique plausible ne suffit pas à améliorer une maladie : c'est peut-être la leçon la plus solide de ces essais randomisés.
🎯 Que faire concrètement avec cet article

① Demander la publication et son résultat : avant d'envisager une aphérèse ou une EECP, demandez à voir la publication de l'essai clinique sur lequel repose la proposition, avec son numéro d'enregistrement (NCT), et vérifiez si le résultat rapporté est positif ou négatif, pas seulement si l'essai a eu lieu.

② Vérifier le registre : recherchez le nom de l'essai sur ClinicalTrials.gov pour vérifier son statut réel (recrutement, complété, résultats disponibles ou non).

③ En parler avec un professionnel de santé : discutez de la balance bénéfice-risque individuelle de ces techniques avec votre médecin avant toute décision, en particulier en cas d'antécédent cardiovasculaire ou de trouble de la coagulation.

Questions fréquentes

L'oxygénothérapie hyperbare fonctionne-t-elle vraiment contre le Covid long ?
Deux niveaux de lecture coexistent, et le protocole change peut-être tout. Un essai randomisé de 40 séances rapporte des bénéfices à court terme sur la cognition, l'énergie et le sommeil ; un suivi non contrôlé de 31 participants suggère que certains bénéfices pourraient persister à un an. Deux essais plus récents utilisant seulement 10 séances ne retrouvent aucun bénéfice par rapport à un traitement simulé. Personne n'a comparé les deux protocoles dans le même essai, donc le rôle exact du nombre de séances reste une hypothèse, pas une certitude.
Qu'est-ce que l'aphérèse thérapeutique et pourquoi est-elle testée dans le Covid long ?
L'aphérèse regroupe plusieurs techniques qui font circuler le sang hors du corps à travers un filtre pour en retirer certains composants avant de le restituer, notamment l'échange plasmatique et l'immunoadsorption. L'hypothèse repose sur un possible rôle de l'auto-immunité post-infectieuse. Les deux essais randomisés contrôlés menés à ce jour dans le Covid long sont négatifs sur les critères cliniques évalués. Pour l'immunoadsorption, les auto-anticorps visés ont bien diminué sous traitement, sans amélioration des symptômes associée.
L'EECP est-elle une option validée pour le Covid long ?
Pas encore. Plusieurs cohortes observationnelles rapportent une amélioration cohérente de la fatigue et de la capacité fonctionnelle après EECP, mais aucun essai randomisé contrôlé n'a été publié à ce jour, et la majorité de ces données proviennent d'équipes liées à une entreprise commercialisant cette thérapie. Deux essais randomisés sont enregistrés sans résultats publiés : ce niveau de preuve ne permet pour l'instant aucune recommandation clinique.
Le sauna est-il dangereux en cas de POTS ou de dysautonomie ?
Potentiellement, oui, en particulier lors des premières séances. La chaleur provoque une vasodilatation cutanée qui redistribue le sang en périphérie, réduit le volume sanguin central et déclenche une tachycardie compensatrice : un mécanisme bien caractérisé qui réduit la tolérance orthostatique et peut aggraver un malaise chez une personne avec POTS, hypovolémie ou pooling veineux. Avec la répétition sur plusieurs semaines, une adaptation cardiovasculaire (expansion du volume plasmatique) est possible chez des sujets sains ou sportifs, mais elle n'a jamais été démontrée comme correctrice de la dysautonomie en essai clinique. En cas de dysautonomie connue, toute exposition à la chaleur mérite un avis médical préalable et des précautions simples : hydratation et apport sodé avant la séance, séances courtes, arrêt immédiat au moindre malaise.

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Sources

  1. Pawlik MT et al., 2024 — PubMed PMID 39545965. Revue critique sur le rationnel de l'oxygénothérapie hyperbare dans le Covid long. Eur Arch Psychiatry Clin Neurosci.
  2. Zilberman-Itskovich S et al., 2022 — PubMed PMID 35821512. Essai randomisé contrôlé contre sham, 73 participants, 40 séances d'oxygénothérapie hyperbare : amélioration significative de la cognition, de l'énergie, du sommeil, des symptômes psychiatriques et de la douleur. Scientific Reports.
  3. Hadanny A et al., 2024 — PubMed PMID 38360929. Suivi à un an, portant sur 31 des 73 participants ayant reçu l'HBOT dans l'essai précédent, sans groupe de comparaison à ce stade. Scientific Reports.
  4. Kjellberg A et al., 2025 — PubMed PMID 40228859. Essai HOT-LoCO, randomisé contrôlé contre sham, 80 participants, 10 séances d'oxygénothérapie hyperbare : aucune différence significative sur la fonction physique. BMJ Open.
  5. D'hoore L et al., 2025 — PubMed PMID 40544138. Essai randomisé contrôlé, 101 participants, 4 combinaisons de pression/fraction d'oxygène sur 10 séances : aucune différence entre les groupes. Diving and Hyperbaric Medicine.
  6. Zeraatkar D et al., 2024 — PubMed PMID 39603702. Revue systématique vivante des interventions pour le Covid long, méthodologie GRADE, 24 essais. BMJ.
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  8. Stortz M et al., 2026 — PubMed PMID 42318167. Essai IAMPOCO, randomisé, contrôlé contre sham, en crossover, 40 participants, immunoadsorption dans le Covid long (NCT05841498) : aucune différence sur les critères cliniques, malgré une déplétion confirmée des auto-anticorps anti-récepteurs couplés aux protéines G. The Lancet Regional Health – Europe.
  9. Stein E et al., 2023 — PubMed PMID 37835071. Rapport intérimaire d'une étude observationnelle ouverte d'immunoadsorption chez 10 patients avec ME/SFC post-Covid. Journal of Clinical Medicine.
  10. Stein E et al., 2025 — PubMed PMID 39759581. Étude de cohorte prospective, 20 patients avec ME/SFC post-Covid et auto-anticorps β2-adrénergiques élevés : 70 % de répondeurs après immunoadsorption répétée, sans bras contrôle. The Lancet Regional Health – Europe.
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  14. Sathyamoorthy M et al., 2022 — PubMed PMID 38560070. Cohorte rétrospective, 16 patients, 15 à 35 séances d'EECP : amélioration significative de la fatigue (PROMIS), du score angineux (SAQ), de la capacité fonctionnelle (DASI) et du test de marche de 6 minutes, sans groupe témoin. American Heart Journal Plus. Auteurs affiliés à Flow Therapy (conflit d'intérêt commercial).
  15. Wu E et al., 2023 — PubMed PMID 38179014. Étude pilote interventionnelle, 10 patients avec angor et dysfonction microvasculaire post-Covid : amélioration du test de marche de 6 minutes, de la fatigue et de la qualité de vie après EECP, sans groupe témoin. Cardiology Research and Practice. Étude indépendante, Karolinska Institutet.
  16. Sathyamoorthy M et al., 2024 — PubMed PMID 38206585. Cohorte rétrospective, 80 patients (38 avec trouble cognitif documenté, 42 sans) : amélioration significative du score cognitif composite après EECP chez les patients avec trouble cognitif au départ, sans groupe témoin négatif. American Journal of Physical Medicine & Rehabilitation. Auteurs affiliés à Flow Therapy (conflit d'intérêt commercial).
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  18. Ovejero D et al., 2025 — PubMed PMID 39905419. Essai randomisé contrôlé, 98 participants avec syndrome post-Covid, 12 séances de balnéothérapie et exercices aquatiques sur un mois (n=51) versus soins usuels (n=47) : amélioration significative des domaines énergie/fatigue et douleur du SF-36, du sommeil (PSQI) et de l'anxiété (HADS) ; 17 participants ont rapporté une aggravation transitoire, notamment fatigue/malaise post-effort. BMC Complementary Medicine and Therapies.
  19. Vagedes J et al., 2025 — PubMed PMID 40336247. Étude rétrospective de patients hospitalisés pour syndrome post-Covid, traités par une approche multimodale intégrative incluant l'hyperthermie corps entier : amélioration significative de la fatigue (FACIT-F) 4 semaines après la sortie, sans possibilité d'isoler l'effet propre de l'hyperthermie au sein du programme multimodal. International Journal of Hyperthermia.
  20. Soejima Y et al., 2015 — PubMed PMID 25748743. Étude pilote, 10 patients avec syndrome de fatigue chronique (EM/SFC), sauna infrarouge sec à 60 °C (15 min) puis repos au chaud (30 min), 5 jours/semaine pendant 4 semaines, sans groupe témoin : fatigue perçue, humeur et performance status significativement améliorés après traitement. Internal Medicine.
  21. Matsushita K et al., 2008 — PubMed PMID 18703857. Étude pilote, 13 patientes avec fibromyalgie, même protocole de sauna infrarouge sec (Waon therapy), sans groupe témoin : réduction de la douleur d'environ moitié dès la première séance, stabilisée après une dizaine de séances. Internal Medicine.
  22. Kundakci B et al., 2022 — PubMed PMID 34813518. Revue systématique et méta-analyse en réseau, 167 essais randomisés contrôlés (n=11 012), 22 interventions non pharmacologiques dans la fibromyalgie : la balnéothérapie fait partie des interventions améliorant significativement le score global d'impact (FIQ). Pain.
  23. Brunt VE et al., 2016 — PubMed PMID 27270841. Essai contrôlé (sham : immersion thermoneutre), 20 jeunes adultes sédentaires, 8 semaines d'immersion chaude répétée (40,5 °C, 4-5×/semaine) : amélioration de la vasodilatation dépendante de l'endothélium, réduction de la rigidité artérielle (vitesse de l'onde de pouls), de l'épaisseur intima-média carotidienne et de la pression artérielle moyenne. The Journal of Physiology.
  24. Scoon GSM et al., 2007 — PubMed PMID 16877041. Étude croisée, 6 coureurs de fond entraînés, 3 semaines de sauna post-entraînement (environ 13 séances) versus 3 semaines contrôle : augmentation du volume plasmatique de 7,1 % et amélioration de la performance d'endurance, fortement corrélées entre elles. Journal of Science and Medicine in Sport.
  25. Schlader ZJ et al., 2016 — PubMed PMID 26723547. Revue narrative des mécanismes de l'intolérance orthostatique lors du stress thermique : vasodilatation cutanée, hypovolémie centrale, altération du débit cardiaque et de la perfusion cérébrale. Autonomic Neuroscience.
  26. Fontana JM et al., 2023 — PubMed PMID 38002092. Étude de faisabilité, 16 patients avec obésité et symptômes post-Covid, programme multidisciplinaire de 4 semaines (exercice, nutrition, soutien psychologique et cryostimulation corps entier) : améliorations significatives du poids, du profil lipidique et inflammatoire, de la performance physique, de la douleur et du bien-être psychologique, sans groupe témoin ni possibilité d'isoler l'effet propre de la cryothérapie. Biomedicines.
  27. Jdidi H et al., 2026 — PubMed PMID 42189230. Essai randomisé contrôlé, 50 hommes sains (25 cryostimulation corps entier vs 25 témoins), 10 séances sur deux semaines : réduction significative de la pression artérielle systolique et moyenne au repos (-7 %) et augmentation de la sensibilité du baroréflexe et de la variabilité de la fréquence cardiaque après exposition répétée, chez des sujets sains sans lien avec le Covid long. European Journal of Applied Physiology.