TDAH, Covid long, EM : que sait-on de l'attention ?
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Le TDAH est un trouble du neurodéveloppement qui s'installe dans l'enfance. Le Covid long et l'encéphalomyélite myalgique peuvent aussi altérer la concentration, la mémoire et la vitesse de réflexion.
Des revues d'études confirment ces troubles cognitifs. Des travaux observationnels relient un terrain TDAH à plus de symptômes persistants après le Covid ou à une fatigue chronique plus tard, sans prouver de lien de cause.
Trois lectures restent possibles : un TDAH ancien que la fatigue révèle, des difficultés nouvelles qui lui ressemblent, ou les deux. Dopamine et noradrénaline modulent l'attention, mais aucune étude n'établit une même panne dans ces situations.
Les médicaments de l'attention n'ont été testés que dans de petits essais ou séries. Chez des personnes dont le cœur s'emballe en position debout, l'un d'eux a encore accéléré le pouls.
À retenir : la chronologie des symptômes, le malaise après l'effort et la tolérance des traitements comptent plus qu'une explication unique par la dopamine.
Glossaire rapide
- TDAH : trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité, un trouble du neurodéveloppement dont les signes débutent dans l'enfance.
- Brouillard cognitif : expression courante pour des difficultés de concentration, de mémoire ou de clarté mentale ; ce n'est pas un diagnostic.
- Fonctions exécutives : capacités qui permettent de planifier, de garder un objectif en tête et de s'adapter.
- EM : encéphalomyélite myalgique, aussi appelée syndrome de fatigue chronique.
- POTS : syndrome de tachycardie orthostatique posturale : accélération anormale du pouls au passage debout, avec des symptômes associés.
- Malaise post-effort : aggravation des symptômes après un effort, physique ou mental, parfois plusieurs heures plus tard.
IntroductionVous vous reconnaissez dans la liste des signes du TDAH depuis votre Covid, ou depuis que la fatigue chronique s'est installée ? Les études décrivent bien ces difficultés d'attention, mais elles ne disent pas toujours ce qui les produit. Cet article sépare ce qui est mesuré, ce qui reste une hypothèse et ce qui demande de la prudence.
Trois explications possibles pour un même ressenti
🟠 Hypothèses de travail, non tranchéesSe reconnaître dans les signes du TDAH après un Covid long ne prouve pas que l'infection a créé un TDAH.
Le TDAH est un trouble du neurodéveloppement : ses signes débutent dans l'enfance et peuvent persister à l'âge adulte. Chez un adulte sans diagnostic posé dans l'enfance, les recommandations britanniques NICE demandent une évaluation par un spécialiste lorsque les manifestations typiques ont commencé dans l'enfance, persistent depuis, ne s'expliquent pas par un autre diagnostic psychiatrique et entraînent un retentissement modéré ou sévère[1].
Trois situations peuvent donc se présenter devant un soignant. Un TDAH ancien, longtemps compensé par des stratégies, devient plus visible quand la fatigue ou un mauvais sommeil réduisent la marge de manœuvre. Des difficultés nouvelles, apparues après l'infection, ressemblent au TDAH sans en être un. Ou bien les deux coexistent. Ces trois lectures sont des hypothèses de travail : aucune étude citée ici ne les départage.
Un cas isolé illustre la deuxième situation : un homme de 61 ans, sans signe d'inattention auparavant, a présenté après une infection des symptômes proches de ceux d'un TDAH de l'adulte[2]. Un cas unique ne dit rien de la fréquence de cette situation.
Brouillard cognitif et TDAH : ce qui se ressemble
🟢 Preuve établie : troubles cognitifs décritsLe Covid long et l'EM s'accompagnent de troubles cognitifs documentés par des revues systématiques, sans que leur cause soit établie.
Après un Covid long, l'attention, la mémoire, les fonctions exécutives et la vitesse de traitement sont les domaines cognitifs les plus souvent associés au syndrome. Une revue systématique retient 36 études sur 516 examinées, et toutes concluent à la présence de changements cognitifs persistants[3].
Une seconde revue, qui retient 31 études sur 3 268 articles, relie les déficits des fonctions exécutives à des perturbations des régions frontales et du cervelet observées en imagerie[4]. Ce lien décrit une corrélation, pas une cause.
Dans l'EM, une méta-analyse décrit surtout une atteinte de la mémoire visuelle immédiate et de la vitesse de lecture, avec une efficacité attentionnelle faible, alors que les fonctions exécutives semblent peu ou pas atteintes. Les auteurs insistent sur l'hétérogénéité du profil[5].
Quelques repères aident à ne pas confondre ce qui se ressemble :
- ① Oublis et distractibilité : possibles dans les trois situations. L'indice utile est la date de début : l'enfance, ou une rupture nette après l'infection.
- ② Lenteur et fatigue mentale : décrites dans le Covid long et dans l'EM[3][5].
- ③ Aggravation après un effort mental : c'est le malaise post-effort, décrit dans l'EM et détaillé plus bas[6].
Un questionnaire d'attention ne dit pas depuis quand les difficultés existent. La chronologie aide davantage que le score : NICE précise qu'un diagnostic de TDAH ne se pose pas sur une échelle seule[1]. Une sensation d'irréalité ou de détachement ne relève pas non plus de l'inattention : voir dépersonnalisation et déréalisation.
Le TDAH est-il plus fréquent dans ces maladies ?
🟠 Associations observationnelles, sans causalitéLes études observationnelles associent un terrain TDAH à davantage de symptômes persistants, sans démontrer que l'un cause l'autre.
Ces études mesurent trois choses différentes : un score génétique, un diagnostic noté dans un dossier, un trait repéré chez l'enfant. Leurs résultats ne se superposent donc pas.
Covid long : un score génétique
Un score génétique plus élevé pour le TDAH, la dépression et le neuroticisme est associé à davantage de syndromes post-Covid, dans trois cohortes nordiques[7]. Le score résume l'effet cumulé de nombreuses variations génétiques ; il ne pose aucun diagnostic.
🔬 Le détail de l'étude Un écart-type de score génétique en plus : rapport de cotes de 1,07 à 1,16 pour le syndrome post-Covid
Trois cohortes (Danemark, Norvège, Islande) totalisent 80 726 participants, dont 6 103 avec un syndrome post-Covid, défini par des symptômes liés au Covid durant au moins 3 mois, entre mars 2020 et juin 2022. Chez les personnes ayant eu le Covid, les rapports de cotes vont d'environ 1,07 à 1,16 par écart-type de score, pour les trois scores associés (neuroticisme, dépression, TDAH). Les auteurs écrivent que les données ne permettent pas de distinguer des séquelles post-virales d'une tendance préexistante à des symptômes[7].
EM : deux études, deux mesures
Chez les 6 à 27 ans, dans l'année précédant le premier diagnostic d'EM, le TDAH avec hyperactivité codé dans le dossier n'était pas plus fréquent (plutôt un peu moins) chez les futurs malades que chez les témoins, alors que le déficit attentionnel sans hyperactivité l'était (rapport de cotes ajusté de 1,51, intervalle de confiance à 95 % de 1,09 à 2,08, contre 0,80 [0,68 à 0,95] pour le TDAH avec hyperactivité, chez 6 077 personnes avec une EM et 30 255 témoins)[8]. Les auteurs relient cette divergence possible à des pratiques de codage : l'hyperactivité conduit à une évaluation plus précoce, l'inattention chevauche la fatigue débutante. Cela ne renseigne pas sur la période d'avant les premiers symptômes.
🔬 Le détail de l'étude Assurance maladie allemande : TDAH avec hyperactivité 0,80, déficit attentionnel sans hyperactivité 1,51
6 077 personnes avec une EM et 30 255 témoins appariés, âgés de 6 à 27 ans, avec les diagnostics codés (CIM-10-GM) durant l'année précédant le premier diagnostic. Les données viennent d'un seul assureur et les diagnostics sont datés au trimestre. Les chiffres exacts de chaque code figurent dans les tableaux supplémentaires de l'article. Ces résultats ne s'appliquent ni aux adultes plus âgés ni au Covid long[8].
Dans une cohorte britannique suivie de l'enfance à 18 ans, les enfants dont le questionnaire parental évoquait un TDAH à 9 ans avaient plus de fatigue chronique invalidante déclarée à 18 ans[9].
🔬 Le détail de l'étude Cohorte britannique : traits évocateurs de TDAH à 9 ans, rapport de cotes de 2,18 pour une fatigue invalidante déclarée à 18 ans
Environ 8 000 enfants ont été évalués par un questionnaire parental à 7 ans (traits autistiques) et à 9 ans (traits TDAH, sous-échelle d'hyperactivité d'un questionnaire standard) ; 4 563 ont répondu à un questionnaire de santé à 18 ans. Le rapport de cotes de 2,18 (intervalle de confiance à 95 % : 1,33 à 3,56) concerne les traits TDAH à 9 ans ; il reste de 1,88 (1,09 à 3,22) après prise en compte des symptômes dépressifs.
La fatigue invalidante, déclarée, concernait 8 % des 4 563 répondants, bien plus que la fréquence habituelle de l'EM : ce n'est pas une EM diagnostiquée. Un marqueur de l'inflammation, l'interleukine 6, mesuré à 9 ans, explique en partie ce lien sur le plan statistique. Le repérage se fait par seuils de questionnaire, pas par diagnostic[9].
Ces trois résultats ne vont pas tous dans le même sens, et aucun ne montre qu'une infection aggrave un TDAH. Une explication concurrente reste plausible : les personnes concernées signalent peut-être plus facilement leurs symptômes, ou consultent plus souvent. L'article sur l'hypermobilité, la neuroatypie et le Covid long détaille un profil plus large.
⚠️ Prudence d'interprétation
Ces rapports de cotes décrivent des groupes, pas des individus : un score génétique plus élevé ne permet pas de prévoir le Covid long d'une personne donnée. Une étude menée chez des jeunes avec une EM ne valide pas non plus une conclusion pour le Covid long.
Dopamine et noradrénaline : des pistes, pas une démonstration
🟠 Données animales et revues, hypothèse chez l'humainDeux messagers chimiques du cerveau, la dopamine et la noradrénaline, règlent l'attention, mais personne n'a montré qu'ils expliquent ces trois situations.
Voir le détail ↓Dopamine et noradrénaline règlent le travail du cortex préfrontal, mais aucune étude n'établit une même anomalie dans le TDAH, le Covid long et l'EM.
Le cortex préfrontal, à l'avant du cerveau, aide à garder une information en tête et à écarter les distractions. Deux revues de la neurobiologue Amy Arnsten décrivent, surtout d'après des travaux chez l'animal, que cette région est très sensible à la quantité de noradrénaline et de dopamine : trop peu ou trop nuit à son fonctionnement[10][11].
Ce modèle est compatible avec le fait que les médicaments du TDAH agissent sur ces messagers chimiques. Il ne montre pas qu'un manque de dopamine cause le TDAH, ni qu'il explique le brouillard du Covid long.
Ces messagers règlent aussi le pouls et le tonus des vaisseaux, en dehors du cerveau : un médicament qui agit sur la noradrénaline peut donc aussi modifier le pouls debout, comme l'a montré l'atomoxétine dans un essai chez 27 personnes avec un POTS[13].
Un point de lecture : l'une des autrices de ces revues cosigne la série de cas sur la guanfacine citée plus loin, et déclare, avec son université, percevoir des redevances sur les ventes américaines d'un médicament à base de guanfacine[12]. La justification biologique et la série de cas viennent donc de la même équipe.
Sommeil, position debout, effort : ce qui use l'attention
🟠 Recommandations d'experts, peu d'essaisDans l'EM, un effort même mental peut aggraver les symptômes plusieurs heures après, ce qui change la façon d'interpréter une baisse d'attention.
Le malaise post-effort désigne l'aggravation des symptômes après un effort physique ou mental même minime. Selon le CDC américain, elle survient souvent 12 à 48 heures plus tard et peut durer des jours, voire des semaines[6].
Beaucoup de personnes avec une EM ont aussi une intolérance orthostatique : étourdissements, palpitations ou malaise en position debout. Le CDC indique que, chez certaines personnes, il peut être nécessaire de la prendre en charge d'abord, avant d'envisager d'augmenter l'activité ; cela se discute avec votre médecin[6]. Le POTS est une accélération anormale du pouls au passage debout. Les auteurs d'un essai sur l'atomoxétine y rappellent que le TDAH, la dépression et la fibromyalgie sont des comorbidités fréquentes[13].
Le sommeil non réparateur fait partie du tableau décrit dans l'EM[6][8]. Sommeil, position debout et effort peuvent donc faire varier l'attention, sans qu'aucune étude citée ici ait mesuré leur part chez des personnes avec TDAH.
Le CDC recommande de planifier des périodes de repos après toute activité mentale prévue et de tenir un journal d'activité et de symptômes pour repérer ses limites, à discuter avec votre médecin[6].
Noter la nuit précédente, les efforts de la veille et le moment où l'attention baisse rend visible un décalage de plusieurs heures, que la mémoire retient mal. myBoussole ne pose aucun diagnostic : l'application aide à garder le fil de la chronologie, pour la raconter à un soignant.
Essayer l'app gratuitementLes médicaments de l'attention : ce que montrent les petites études
🔴 Signal préliminaire, petits effectifsAucun médicament de l'attention n'est validé contre le Covid long ou l'EM : les rares essais sont petits, et l'un d'eux a accéléré le pouls debout dans le POTS.
Un traitement du TDAH n'est pas un traitement du Covid long. Les quatre premières entrées présentent de petits essais ou séries portant sur des symptômes (concentration, fatigue), avec des méthodes très différentes ; la cinquième signale une absence de données et n'est pas une piste thérapeutique. Aucun conseil individuel n'en découle.
- ① Atomoxétine (inhibiteur sélectif de la recapture de la noradrénaline) : dans un essai croisé randomisé chez 27 personnes avec un POTS, une dose unique a augmenté le pouls debout (121 ± 17 contre 105 ± 15 battements par minute sous placebo) et aggravé les symptômes[13]. Aucun essai d'efficacité n'existe dans le Covid long.
- ② Méthylphénidate : essai croisé randomisé en double aveugle chez 60 personnes avec un syndrome de fatigue chronique, 4 semaines. La fatigue a diminué et les difficultés de concentration se sont atténuées de façon significative par rapport au placebo en moyenne, mais une amélioration cliniquement significative n'a concerné que 17 % des participants pour la fatigue et 22 % pour la concentration, soit une minorité[14]. Dans une série de 6 personnes avec un brouillard post-Covid, 3 ont rapporté une amélioration subjective[15].
- ③ Lisdexamfétamine : essai randomisé en double aveugle chez 26 adultes avec un syndrome de fatigue chronique et des difficultés exécutives, sur 6 semaines. Le score exécutif s'est mieux amélioré que sous placebo ; l'échantillon est petit et les auteurs appellent à des études plus larges[16].
- ④ Guanfacine associée à la N-acétylcystéine : série de cas ouverte chez 12 personnes avec un Covid long. Huit rapportent un bénéfice, quatre ont arrêté, dont deux pour une hypotension ou des vertiges. Il n'y a pas de groupe placebo[12].
- ⑤ Atomoxétine associée à la venlafaxine (un antidépresseur) : la recherche PubMed du 26/10/2026 ne retrouve aucune étude sur cette association, ni sur la venlafaxine seule chez des personnes avec un POTS. Il n'existe pas de données solides sur ce point, et la décision relève du prescripteur.
👁️ L'œil du Docteur en pharmacie
Un médicament qui améliore la vigilance peut donner l'impression d'avoir plus d'énergie sans que la capacité d'effort augmente, et la personne en fait alors trop. Chez une personne avec une dysautonomie ou un malaise post-effort, c'est un risque. Les études ci-dessus ne permettent aucune conclusion sur un médicament, une dose ou une association pour une personne donnée ; la décision, le suivi du pouls et de la tension et tout arrêt relèvent du prescripteur.
Le CDC prévient que des stimulants plus forts peuvent provoquer une rechute lorsque la personne en fait trop en se sentant mieux, ce qu'il appelle le cycle « pousser puis s'effondrer ». Il juge, sans essai cité ici, que des stimulants légers peuvent aider certains patients et recommande un suivi attentif, notamment de l'insomnie et de la perte de poids[6].
⚠️ Avertissement
Ne démarrez, ne modifiez et n'arrêtez aucun traitement à partir de cet article. L'essai chez des personnes avec un POTS a montré un pouls debout plus élevé sous atomoxétine : toute personne avec un POTS, des palpitations ou des malaises en position debout doit en parler à son prescripteur avant et pendant un traitement de ce type.
Préparer le dialogue avec un soignant
🟠 Repères d'experts, aucun score maisonLe diagnostic de TDAH repose sur une évaluation clinique et développementale ; un questionnaire seul ne suffit pas.
Un soignant a besoin d'une histoire datée pour distinguer un TDAH ancien, un trouble cognitif post-infectieux et une coexistence. Trois questions aident à la préparer :
- ① Avant l'infection : comment se passaient l'école, le travail, l'organisation, et quelles stratégies compensaient déjà ?
- ② Après l'infection : qu'est-ce qui a changé, et à quelle date approximative ?
- ③ Au fil des jours : les difficultés varient-elles avec le sommeil, la position debout ou un effort de la veille ?
En cas de doute sur un TDAH, NICE recommande l'avis d'un spécialiste formé au TDAH lorsque ces critères sont réunis (début dans l'enfance, persistance, retentissement modéré ou sévère)[1]. Les questionnaires de repérage restent des aides : ils ne remplacent pas cet entretien.
Signalez aussi tout médicament en cours et tout malaise en position debout : ces informations changent le choix et le suivi d'un traitement.
Fait établi. Le Covid long et l'EM s'accompagnent de troubles cognitifs décrits par des revues systématiques (36 et 31 études pour le Covid long). Le TDAH est un diagnostic clinique dont les signes débutent dans l'enfance.
Hypothèse étayée. Un terrain d'attention fragile pourrait rendre ces troubles plus visibles ou plus handicapants. Des associations observationnelles (cohortes nordiques, assurance maladie allemande, cohorte britannique) donnent un signal partiel et hétérogène, avec un biais de déclaration comme explication concurrente.
Spéculation. Une même panne de dopamine ou de noradrénaline dans ces trois situations, et un effet des médicaments de l'attention sur la récupération : aucune étude ne le démontre.
Ce qu'il faut retenir
Une encéphalomyélite myalgique (EM), comme un Covid long, peut rendre une attention déjà fragile plus difficile à mobiliser. Elle peut aussi provoquer des troubles cognitifs acquis qui ressemblent au trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Les études disponibles ne réduisent pas ces situations à une même panne de dopamine.
La chronologie des symptômes, un éventuel malaise après l'effort ou un syndrome de tachycardie orthostatique posturale (POTS), et la tolérance des traitements changent l'interprétation. Aucun médicament n'est validé contre ces difficultés dans le Covid long, et toute décision se prend avec un prescripteur.
Avant de chercher la cause, il faut dater le changement.① Dater vos difficultés. Écrivez en quelques lignes ce qui existait avant l'infection et ce qui est apparu après, avec des dates approximatives.
② Noter le décalage. Pendant une semaine, notez chaque soir la qualité de la nuit, vos efforts mentaux et physiques, et le moment où l'attention baisse : un décalage de plusieurs heures est un repère à montrer.
③ Préparer le rendez-vous. Apportez cette chronologie, la liste de vos traitements et vos malaises en position debout à un médecin ou à un spécialiste du TDAH, et ne changez aucun traitement sans lui.
Questions fréquentes
Le Covid long peut-il déclencher un TDAH à 50 ou 60 ans ?
Le TDAH augmente-t-il le risque de Covid long ou d'EM ?
Les médicaments du TDAH peuvent-ils aider en cas de Covid long ou d'EM ?
Raconter la chronologie, pas seulement les symptômes
Le journal de myBoussole garde le fil de vos nuits, de vos efforts et de vos ressentis, pour que vous puissiez raconter votre histoire à un soignant. Il ne pose aucun diagnostic.
Essayer l'app gratuitementSources
- NICE, recommandation NG87, Attention deficit hyperactivity disorder: diagnosis and management, recommandations 1.2.10 et 1.3.2, consultées le 26/10/2026 : nice.org.uk/guidance/ng87 (source sans PMID).
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