Vitamine D

Monographie NutriFact · Dernière mise à jour : 13 août 2026

Vitamines Preuve variable selon indication Immunité Sommeil Inflammation Troubles ND Covid long

Par Rémy Honoré, docteur en pharmacie · myboussole.fr

Famille

Pro-hormone liposoluble · Sécostéroïde · Synthèse cutanée UV-B ou apport alimentaire/supplémentation

Mécanisme clé

Ligand du VDR (récepteur nucléaire) · Module des centaines de gènes cibles de façon dépendante du tissu et du contexte · Immunomodulation innée + adaptative (niveau cellulaire)

Indication principale

Prévention/traitement de la carence, rachitisme, ostéomalacie, soutien osseux (populations à risque) · Signal préliminaire : douleur chronique, Covid long, troubles ND — effets extra-osseux non démontrés chez les personnes non carencées

Forme recommandée

D3 (cholécalciférol) en priorité sur D2 · Huile ou gélule molle pour absorption optimale

En bref
L'essentiel en une phrase

La vitamine D se justifie d'abord par le statut biologique et le risque osseux ; les bénéfices extra-osseux sont plausibles mais hétérogènes selon les populations.

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Mécanisme d'action

🟢 Mécanisme moléculaire bien établi
Voie d'activation de la vitamine D : synthèse cutanée ou apport alimentaire → 25-OH-D3 (foie, CYP2R1) → 1,25-(OH)₂D3 calcitriol actif (rein, CYP27B1) → liaison VDR → régulation génique. Le cofacteur catalytique de ces deux hydroxylases est un hème contenant du fer. D3 Cholécalciférol Peau (UV-B) ou alimentation CYP2R1 Foie 25-OH-D3 Calcifédiol Forme de stockage dosée en biologie CYP27B1 Rein 1,25-(OH)₂D3 Calcitriol actif → lie le VDR Centaines de gènes régulés VDR noyau CYP24A1 → dégradation ⚡ Fe²⁺/hème = cofacteur catalytique des deux cytochromes P450

L'activation de la vitamine D requiert deux hydroxylations enzymatiques successives (cytochromes P450, cofacteur hème-fer). CYP24A1 (en rouge) dégrade le calcitriol actif.

Voir le schéma — Balance immunitaire VDR (Th1/Th17 ↓ · Treg ↑)
La vitamine D (calcitriol + VDR) réduit les lymphocytes Th1 et Th17 pro-inflammatoires, augmente les T régulateurs (Treg) pro-tolérance, et stimule la production de peptides antimicrobiens par l'immunité innée. 1,25(OH)₂D3 + VDR Th1 / Th17 ↓ Inflammation ↓ Auto-immunité ↓ inhibe Treg ↑ Tolérance ↑ Auto-anticorps ↓ stimule Immunité innée ↑ Cathelicidine Défensines ↑ active IL-6, TNF-α ↓ Macrophages Cytokines ↓ inhibe

Le calcitriol lié au VDR exerce un double effet immunomodulateur : frein de l'inflammation (Th1/Th17, cytokines) et promotion de la tolérance (Treg) — mécanisme cellulaire bien documenté, dont la traduction clinique en prévention de l'auto-immunité reste à démontrer.

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Données cliniques

🟡 Données encourageantes, à consolider

Douleur chronique — Fibromyalgie

Sommeil

Covid long / Syndrome post-COVID

Troubles neurodéveloppementaux (TDAH / TSA)

🔴 Données préliminaires — signal observationnel et morphologique

Immunité et maladies auto-immunes

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Dosages et formes

⚪ Pratique clinique / recommandations officielles
Comparatif des formes de vitamine D disponibles
FormeEfficacitéDose entretienNotes
D3 cholécalciférol (huile/gélule)⬆⬆ supérieure1 000–2 000 UI/jForme de référence · absorption optimale avec un repas gras · préférer la voie quotidienne
D3 cholécalciférol (ampoule hebdo/mensuelle)⬆⬆ efficace50 000 UI/semaine (charge) · 25 000 UI/2 sem (entretien)Pratique mais pics sériques · moins physiologique que la prise quotidienne · utilisé en rattrapage
D2 ergocalciférol⬆ inférieure à D3Équivalente D3 (dose à ajuster)Origine végétale/fongique · vegan · demi-vie plus courte · moins efficace pour élever le taux sérique
D3 cholécalciférol forte dose (ampoule, ex. Uvédose® 100 000 UI)⬆⬆ efficaceProphylaxie : 1 ampoule/3 mois · Traitement : 1-2 ampoules/mois selon carence (max 600 000 UI/an, RCP)Cholécalciférol, pas du calcifédiol · sur prescription
Calcifédiol 25-OH-D3 (ex. Dédrogyl®)⬆⬆ très élevée, action rapideSur prescription selon RCP · dosage propre, distinct de la D3Contourne la 25-hydroxylation hépatique · plus puissant que la D3 · utile en malabsorption lipidique, IBD, ostéomalacie · nécessite surveillance calcémie/calciurie
Calcitriol 1,25-(OH)₂D3⬆⬆ forme activeSur prescription uniquementAucun intérêt en supplémentation standard · réservé IRC stade 4-5 · risque hypercalcémie élevé
Niveaux sériques de 25-OH-D3 : déficit sévère sous 10 ng/mL, déficit sous 20, insuffisance 20-30, zone optimale 30-60, prudence 60-100, risque de toxicité au-delà de 150 ng/mL Niveaux sériques 25-OH-D3 (ng/mL) 20 30 60 100 Déficit Insuf. ✓ Optimal Prudence Tox. Cible : 30–60 ng/mL (75–150 nmol/L)

La zone "déficit" (<20 ng/mL) concerne ~40% de la population française. La cible 30–60 ng/mL n'est validée que pour certaines populations à risque osseux (voir texte) — pas une cible universelle. Au-delà de 100 ng/mL, une surveillance médicale s'impose ; au-delà de 150 ng/mL, le risque d'hypercalcémie augmente sans seuil absolu applicable à tous.

🎯 En pratique — quel choix ?

  • 1er choix (entretien) : D3 cholécalciférol 1 000–2 000 UI/j en gélule huileuse — le plus physiologique
  • Déficit documenté (<20 ng/mL) : phase de charge 50 000 UI/semaine × 6–8 semaines sous contrôle médical, puis entretien
  • Malabsorption lipidique : calcifédiol oral (ex. Dédrogyl®) sur prescription — contourne la 25-hydroxylation hépatique, posologie et surveillance propres, distinctes de la D3
  • Végétalien : D3 d'origine lichénique disponible (aussi efficace que D3 animale)
  • À éviter : calcitriol sans IRC documentée · D3 en automédication à doses >4 000 UI/j au long cours sans dosage
  • Magnésium : corriger un déficit en magnésium documenté ou probable (rôle indirect via la PTH, et une interaction documentée par un essai randomisé sur les concentrations de 25(OH)D dont le mécanisme reste non élucidé PMID 30541089), sans co-supplémentation systématique — le magnésium n'est pas un cofacteur catalytique obligatoire des enzymes de la vitamine D
⚠️

Précautions et interactions

Information éducative uniquement. En parler à votre médecin ou pharmacien avant toute supplémentation, notamment en cas de maladie rénale, granulomatose, traitement médicamenteux ou antécédent d'hypercalcémie.

⚠️ Contre-indications absolues

  1. Hypercalcémie / hypercalciurie existanteContre-indication absolue — la supplémentation aggrave le tableau · explorer la cause avant tout

🩺 Précautions nécessitant une surveillance spécialisée (pas des contre-indications absolues)

  1. Granulomatoses actives (sarcoïdose, tuberculose)Production extrarénale non régulée de calcitriol (macrophages activés via CYP27B1) → risque d'hypercalcémie même à doses standard · évaluation bénéfice-risque et surveillance calcémie/calciurie (RCP calcifédiol), pas une contre-indication absolue en soi · Voir article myBoussole
  2. ②bis
    LymphomesAutre cause, distincte des granulomatoses, de production extrarénale de calcitriol pouvant entraîner une hypercalcémie — même logique de surveillance
  3. Insuffisance rénale (MRC)La stratégie dépend du stade et du bilan phosphocalcique — la vitamine D n'est pas systématiquement contre-indiquée. La carence en vitamine D native doit être recherchée et corrigée comme en population générale (KDIGO) ; le calcitriol/les analogues actifs ne sont pas utilisés en routine, réservés à l'hyperparathyroïdie secondaire sévère/progressive · calcifédiol parfois préféré selon le contexte · surveillance néphrologue

⚡ Interactions médicamenteuses à surveiller

  1. Corticoïdes au long cours↓ absorption intestinale et ↑ catabolisme de la VitD → déplétion fréquente · surveillance 25-OH-D3 recommandée · supplémentation souvent nécessaire
  2. Antiépileptiques inducteurs enzymatiques (carbamazépine, phénytoïne, phénobarbital, primidone)Ces inducteurs peuvent accélérer le métabolisme global de la vitamine D et réduire son effet · surveiller le taux sérique · besoin en supplémentation parfois augmenté, sans dose "doublée" systématique hors RCP
  3. ⑤bis
    Autres réducteurs d'absorptionOrlistat, cholestyramine, colestipol, certains laxatifs ou produits réduisant l'absorption lipidique · vigilance en cas de cumul de plusieurs sources de vitamine D (médicament + complément + aliments enrichis)
  4. Thiazidiques↓ élimination urinaire du calcium → ↑ risque d'hypercalcémie en cas de supplémentation VitD concomitante et de calcium associé · surveiller calcémie
  5. Digitale (digoxine)L'hypercalcémie potentialise la toxicité digitalique · si supplémentation VitD à risque d'hypercalcémie : surveiller calcémie et signes de toxicité digitalique

📋 Précautions générales

  1. LSS EFSA / ANSES (compléments alimentaires)Limite supérieure de sécurité : 100 µg/j = 4 000 UI/j chez l'adulte (EFSA 2012) · valeur de précaution, pas un seuil de toxicité · les médicaments (Uvedose®, Zymad®) peuvent dépasser cette limite sur prescription · toxicité documentée au-delà de 10 000 UI/j au long cours sans dosage de contrôle
  2. Variant CYP24A1 perte-de-fonctionAccumulation de calcitriol actif même à doses standard → hypercalcémie · à évoquer si hypercalcémie inexpliquée sous supplémentation standard · dosage du ratio 25-OH-D3 / 24,25-(OH)₂D3 orienteur
  3. GrossesseBesoins augmentés · supplémentation 1 000–2 000 UI/j généralement sûre · doses élevées (>4 000 UI/j) à éviter sans surveillance · carence maternelle associée à risques néonataux (prématurité, hypocalcémie néonatale)
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Sources alimentaires

La vitamine D alimentaire est rare — les apports moyens en France (2–4 µg/j soit 80–160 UI/j) couvrent environ 13 à 27% de la référence nutritionnelle Anses (15 µg/j). L'exposition solaire UV-B est une source importante en été, mais elle est quasi nulle en France d'octobre à mars.

Sources alimentaires de vitamine D (UI/100 g sauf mention)
AlimentTeneurNote pratique
Huile de foie de morue~10 000 UI/100 mLSource la plus concentrée — à doser avec précision ; apporte aussi beaucoup de vitamine A, teneur variable selon les produits
Saumon sauvage (cuit)600–1 000 UI/100 gSaumon d'élevage moins riche (~250 UI)
Hareng fumé / mariné~800 UI/100 gMeilleure source parmi les poissons courants
Maquereau (cuit)~345 UI/100 gRiche en oméga-3 simultanément
Sardines (en conserve)200–300 UI/100 gPratique et économique
Thon (en conserve)~150 UI/100 gVarier les espèces de poisson, limiter les poissons prédateurs chez les populations sensibles (grossesse, jeunes enfants) selon les recommandations françaises
Champignons exposés UV-B400–1 600 UI/100 gApportent surtout de la vitamine D2 — seule source végétale significative, exposition face blanche vers le soleil
Jaune d'œuf20–40 UI/unitéSource modeste mais quotidienne
Lait / laits végétaux enrichis80–100 UI/200 mLLe lait courant n'est pas systématiquement enrichi en France — vérifier l'étiquette ; certaines boissons végétales le sont
Foie de bœuf (cuit)~50 UI/100 gSource modeste — richesse en vitamine A simultanée
☀️ Synthèse cutanée : la production varie fortement selon la saison, le lieu, le phototype, l'âge et les habitudes d'exposition — efficace surtout de juin à septembre en France, quasi nulle d'octobre à mars. Il n'est pas recommandé de rechercher volontairement une exposition non protégée aux heures de fort indice UV pour corriger une carence : la photoprotection reste prioritaire, et les données en conditions réelles montrent peu de preuve qu'un usage normal de crème solaire fasse significativement baisser la 25-OH-D3. L'alimentation et, lorsqu'elle est indiquée, la supplémentation apportent une réponse plus prévisible.

🔬 Suivi biologique

Valeurs de référence biologiques — 25-OH-D3 sérique
Statut25-OH-D3Interprétation
Déficit sévère<10 ng/mL (<25 nmol/L)Risque ostéomalacie, rachitisme, myopathie · supplémentation urgente
Déficit10–20 ng/mL (25–50 nmol/L)Concerne ~40% de la population française · supplémentation indiquée
Insuffisance20–30 ng/mL (50–75 nmol/L)Supplémentation recommandée selon contexte clinique
✓ Zone "optimale" pour certaines populations30–60 ng/mL (75–150 nmol/L)Cible retenue chez certains patients avec ostéoporose/risque osseux élevé (GRIO 2025) — pas une cible démontrée pour l'immunité, le sommeil ou la cognition
Prudence100–150 ng/mLSurveillance recommandée · bénéfice supplémentaire non démontré
Toxicité possible>150 ng/mL (>375 nmol/L)25-OH-D3 fréquemment très élevée en cas de toxicité, mais sans seuil absolu applicable à tous · vérifier calcémie + calciurie + PTH

Le 1,25-(OH)₂D3 (calcitriol actif) ne reflète pas le statut vitaminique — il reste normal jusqu'à carence sévère. Seul le 25-OH-D3 est pertinent pour le dépistage. En France, le dosage n'est remboursé que dans 6 situations précises (suspicion de rachitisme/ostéomalacie, suivi de transplantation rénale, avant/après chirurgie bariatrique, personne âgée avec chutes répétées, RCP l'imposant) — hors de ces cas, il n'est pas recommandé de façon systématique.

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Synthèse — ce qu'on retient

Points cliniques clés

Ce que la vitamine D n'est probablement pas

  • Un traitement prouvé pour prévenir les infections respiratoires : la méta-analyse actualisée la plus large disponible (Jolliffe 2025, plus de 61 000 participants) ne retrouve pas de réduction statistiquement significative des infections respiratoires aiguës avec la supplémentation.
  • Un antidépresseur efficace : une ré-analyse critique de 2025 conclut que la supplémentation ne réduit pas significativement les symptômes dépressifs en dehors d'un déficit sévère.
  • Un traitement démontré du TDAH ou du TSA : les essais interventionnels disponibles montrent au mieux de faibles améliorations, avec une qualité de preuve faible à très faible — les associations observationnelles (taux sériques plus bas chez les enfants concernés) ne démontrent aucune causalité.
  • Une solution générale au Covid long ou à l'EM/SFC : le seul signal positif (fatigue, anxiété, cognition) provient d'un unique essai à haute dose, sans effet sur le sommeil, la dépression ni les marqueurs inflammatoires ; dans l'EM/SFC, un essai contrôlé n'a montré aucun bénéfice.
  • Sans risque à haute dose : la dose ayant montré un effet en post-Covid (60 000 UI/semaine) n'est pas une supplémentation courante et comporte un risque d'hypercalcémie — à ne jamais reproduire sans encadrement médical.

Niveau de preuve

Niveau global Variable selon l'indication. Élevé pour le métabolisme phosphocalcique, le rachitisme, l'ostéomalacie et la correction d'une carence documentée. Faible à modéré pour la douleur musculosquelettique en cas de carence. Faible ou incertain pour le sommeil, la fibromyalgie hors carence, la thyroïdite de Hashimoto, le TDAH et le TSA. Préliminaire pour le Covid long. Aucun bénéfice établi pour la prévention des infections/auto-immunité chez le sujet non carencé (méta-analyse 2025, >61 000 participants).
Types d'études Méta-analyses RCT (sommeil, TDAH, TSA) · revues systématiques (douleur, immunité) · 1 RCT post-COVID, 1 RCT EM/SFC négatif, 1 étude ouverte EM/SFC · études observationnelles (ND, Covid long, TDAH).
Populations étudiées Adultes avec douleur chronique · sujets avec troubles du sommeil · enfants TDAH/TSA · adultes post-COVID · populations à risque de déficit (personnes âgées, obèses, peu d'ensoleillement).
Limites principales Hétérogénéité des doses et formes entre études · peu d'études avec dosage sérique pré-intervention · variabilité génétique (VDR polymorphisms, CYP24A1) · durées de suivi souvent courtes.
Allégations UE Allégations de santé autorisées dans l'Union européenne : absorption et utilisation du calcium et du phosphore, calcémie, os, muscles, dents, division cellulaire, fonctionnement normal du système immunitaire (Règl. UE 432/2012). Les allégations thérapeutiques ou préventives (cancer, dépression, maladies auto-immunes) ne sont pas autorisées pour les denrées/compléments.
⚡ Allégations de santé non autorisées dans l'UE (Règl. 432/2012)

L'EFSA évalue les dossiers scientifiques ; l'autorisation ou le refus d'une allégation relève ensuite de la Commission européenne. Les allégations suivantes ne sont pas autorisées pour les denrées/compléments alimentaires, faute de preuves suffisantes jugées par l'EFSA :

  • Prévention des cancers (sein, côlon, prostate)
  • Prévention du diabète de type 1
  • Traitement des maladies auto-immunes
  • Amélioration des performances cognitives chez l'adulte sain
  • Prévention ou traitement de la dépression

Source : Règlement (UE) n°432/2012, avis EFSA associés · Les associations observationnelles existent mais ne constituent pas une preuve d'efficacité suffisante pour une allégation réglementaire.

Sources PubMed vérifiées

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  23. Dai Q et al. (2018). Magnesium status and supplementation influence vitamin D status and metabolism: results from a randomized trial. Am J Clin Nutr. doi:10.1093/ajcn/nqy274 PMID 30541089
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