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Un état stable n'est pas forcément un état sain

Bille immobile au fond d'une cuvette profonde, image d'un état stable qui n'est pas pour autant souhaitable

L'article en 1 minute

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L’organisme déplace ses points de réglage au lieu de défendre partout une valeur unique. Le coût cumulé de ces ajustements est associé, dans de grandes études, à plus de maladies. Après une forme critique de Covid, des marques épigénétiques, des réglages qui influencent l’activité des gènes, persistent jusqu’à un an.

Tenir un état, encaisser une perturbation et y revenir sont trois capacités différentes. Un corps peut se stabiliser dans une configuration qui tient parfaitement et qui coûte cher.

Qu’un tel état stable existe dans le Covid long ou l’EM/SFC reste une hypothèse : aucune étude ne l’a montré. Le « point de bascule » et l’« attracteur », un état vers lequel un système tend à revenir, sont des images empruntées à d’autres disciplines. Leur test le plus direct chez des patients n’est pas allé dans la direction attendue.

À retenir : dire qu’un état est stable ne veut pas dire qu’un effort suffisant permettrait d’en sortir. En présence d’un malaise après l’effort, forcer aggrave.

Introduction Après une infection, certaines personnes ne reviennent jamais tout à fait à leur état antérieur, sans pour autant continuer à se dégrader. Le corps semble s'être arrêté ailleurs, et y rester. Cet épisode explique pourquoi un organisme peut se stabiliser dans un état coûteux, et pourquoi la stabilité ne dit rien, à elle seule, de la santé.

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